Garants de la santé des arbres

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Vous êtes-vous déjà demandé comment la population arboricole d’une ville était gérée ? Nous nous sommes adressés à West Coast Arborists pour en savoir plus.

Quelques membres de l’équipe Taylor sont campés dans le bureau de Mike Palat, de West Coast Arborists ; ce dernier nous fait une visite virtuelle de la plateforme de technologie de l’information que WCA utilise pour l’exploitation de son activité. Tous les yeux sont rivés vers un écran vidéo fixé au mur, alors que Mike navigue au sein du logiciel de gestion des arbres ArborAccess de WCA. Il s’agit d’une base de données fiable qui intègre des inventaires détaillés des arbres, ainsi que l’historique des tâches que l’entreprise a compilé pour les villes avec lesquelles elle collabore – soit près de 400 municipalités en Californie et dans certaines régions d’Arizona. Ce système est employé pour documenter l’évolution de plus de six millions d’arbres. Il intègre une cartographie GPS qui suit l’emplacement et le travail de ses arboristes en temps réel.

Mike, VP de WCA avec 20 ans d’expérience au service de l’entreprise, est maître-arboriste agréé, spécialisé dans les services publics et les municipalités. Il supervise les activités de sa société dans le sud-ouest de la Californie du Sud, notamment le comté de San Diego. C’est une encyclopédie vivante sur les arbres, et il est heureux de transmettre à nous, néophytes dans son domaine d’activité, quelques-unes des nombreuses considérations à prendre en compte dans la gestion et la planification d’une forêt urbaine.

La conversation aborde les bases d’un contrat d’entretien des arbres avec une municipalité, ou encore la raison pour laquelle l’expertise de WCA a été essentielle à la collaboration sur le bois urbain orchestrée par Taylor et son entreprise. 

Notre groupe comprend notamment Scott Paul, notre expert du développement durable en interne. Ce dernier connaît bien Mike et s’entretient fréquemment avec lui. (Mike est notre principale personne-ressource chez WCA, et tous deux siègent au conseil d’administration de Tree San Diego, un organisme à but non lucratif s’engageant à améliorer la qualité de la forêt urbaine de San Diego.) Tout au long de la démonstration, Scott a posé de nombreuses questions à Mike pour l’aider à aiguiller la conversation.

Comment les villes gèrent-elles leur population d’arbres?

West Coast Arborists en quelques chiffres

+1100 employés
+12 sites en Californie et en Arizona
+ 675K arbres taillés chaque année
+ 46K arbres abattus chaque année
+ 18.5K arbres plantés chaque année
+ 300K arbres inventoriés chaque année

Mike commence par expliquer de quelle manière les villes créent et gèrent leur inventaire d’arbres urbains. Au sein d’une ville, dit-il, divers services ou organismes peuvent gérer différentes classifications constituant leur population d’arbres publics. Par exemple, à San Diego, le service en charge de la Division des rues de la ville supervise l’entretien des arbres des rues. Le service des Parcs et loisirs s’occupe des arbres des parcs publics. Les arbres plantés près de services publics (lignes électriques) peuvent être gérés par San Diego Gas & Electric (agence du gaz et de l’électricité de San Diego)… Ensemble, tous ces arbres constituent la canopée urbaine de la ville et de sa périphérie : des arbres qui, pour nombre d’entre nous, se cachent en pleine lumière, se fondant dans le paysage au milieu des rues et des bâtiments, mais qui sont en réalité délibérément plantés, documentés et entretenus.

“De nombreux programmes municipaux de gestion des actifs s’occupent des nids-de-poule, des lampadaires, des systèmes d’arrosage… Et des arbres, déclare Mike. Notre logiciel constitue leur référence pour les arbres, et il a été spécialement conçu à l’intention des villes. Ces dernières possèdent des services de systèmes d’information géographique (SIG). Pour les villes sous contrat avec WCA, le fait que leur inventaire d’arbres soit hébergé dans ce programme ne leur coûte rien, et il est consacré à la gestion de leur population d’arbres.”

Une ville qui signe un contrat avec WCA peut bénéficier d’une gamme de services de gestion et d’entretien, en fonction des ressources de ses propres équipes.

“Dans le cadre de nos attributions, nous faisons l’inventaire des arbres pour une ville, poursuit Mike. Les villes sont propriétaires de ces données, et elles peuvent les héberger de diverses manières. Notre logiciel, ArborAccess, est un programme basé sur Internet accompagné d’une appli mobile. En gros, nous facturons la collecte de données (le fait d’envoyer un arboriste collecter ces informations), mais quand un organisme est sous contrat avec WCA, cela ne lui coûte rien lorsqu’il s’agit des autorisations de ce programme.”

Si une ville a signé un contrat d’entretien avec WCA, ArborAccess permet de documenter tout l’historique de travail. Pendant qu’il parle, Mike montre une carte de San Diego avec l’intégration GPS illustrant l’ensemble des équipes de WCA qui travaillent à ce moment précis.

“Vous voyez tous ces points?” demande-t-il. “Ce sont les GPS des équipes, les GPS des véhicules, en temps réel ; cela nous montre où nos employés travaillent, où ils sont garés, à quelle heure ils sont arrivés, à quelle vitesse ils roulent… Tout cela fait partie du programme.”

Qu’une ville ou que WCA s’occupe de la documentation relative à l’inventaire des arbres de la ville, une liste pré-qualifiée est créée et hébergée dans la base de données, avec notamment les recommandations d’entretien pour chaque arbre.

“Par la suite, si nos équipes effectuent des travaux de taille, s’ils voient quelque chose, ils mettent les données à jour pour informer les villes que ces arbres ont changé, continue Mike. Les arbres sont des êtres biologiques, ils sont en constante évolution. Ainsi, c’est un moyen d’indiquer aux villes quels sont ceux qui présentent un risque potentiel.”

Bien que WCA soit en charge de la documentation de l’état des arbres et de la transmission de ces informations à la ville, c’est cette dernière qui dira à ses services quoi faire. Quand il s’agit d’abattre des arbres en raison de leur âge, de leur mauvais état, du risque pour la sécurité, etc., la décision revient entièrement à la ville. Scott insiste sur ce point pour préciser que WCA (ou Taylor) n’est pas en train de faire le tour des rues pour chercher des arbres à abattre.

“Non, pas du tout, sourit Mike. Nous donnons aux municipalités des recommandations en fonction de nos observations, mais en fin de compte, ce sont elles qui décident d’abattre ou non les arbres.”

La conversation vient alors aborder les deux espèces de bois urbain que Taylor achète actuellement auprès de WCA (le frêne mexicain et, dorénavant, l’eucalyptus sideroxylon). Mike fait donc une recherche de ces deux espèces dans la ville natale de Taylor, El Cajon (municipalité cliente de WCA) pour démontrer l’utilité de leur système.

“On trouve 54 frênes mexicains dans la ville d’El Cajon, et si je veux savoir où ils se trouvent, je peux les cartographier… Et voilà. Je peux activer l’imagerie aérienne et, comme vous pouvez le voir, quand je clique sur un arbre, cela me dit ce que c’est, j’ai des détails le concernant, la dernière fois où il a été élagué… Vous pouvez consulter des informations à son sujet : recommandations de routine quant à la taille, aucun problème d’entretien, mais il y a une ligne électrique au-dessus de ce frêne mexicain ; nous allons le noter, car ce n’est pas très bon. ot a good thing for a Shamel ash to be under.”

Le bon arbre au bon endroit

Ce dernier point résume le mantra des arboristes du monde entier : « le bon arbre au bon endroit ». En d’autres termes, du point de vue de la planification et de la plantation, il est important d’installer des espèces d’arbres dotées de propriétés compatibles avec leur emplacement spécifique et servant leur objectif initial, qu’il s’agisse d’offrir de l’ombre, de servir de protection contre le bruit ou le vent, ou encore d’apporter d’autres avantages. Leur croissance ne doit pas s’avérer problématique, par exemple à cause d’une trop grande proximité avec un trottoir ou une rue, car les racines de certaines espèces sont susceptibles de déformer le trottoir ou d’interférer avec les conduites d’égout. Ils peuvent devenir trop grands, et leur cime peut aller toucher les lignes électriques. Cela relève souvent d’un exercice de géométrie : il faut ainsi envisager ce à quoi l’arbre va ressembler à maturité, et prévoir la manière dont il emplira l’espace à l’endroit où il sera planté.

Les “mauvais” arbres plantés au mauvais endroit finissent par devenir des “cibles à abattre”, indique Mike. “En réalité, l’agence San Diego Gas & Electric possède tout un programme qui essaye de se débarrasser de ces arbres problématiques, qui doivent être élagués bien plus souvent que les autres. Elle consacre beaucoup d’argent à nettoyer autour des lignes électriques, et il arrive très souvent qu’elle s’adresse à des organismes et leur dise, en gros, « on vous donne des arbres gratuitement si vous nous laissez abattre ceux-ci.”

Alors que les villes cherchent à planter davantage d’arbres pour développer leur canopée urbaine, elles ont également des emplacements vacants cartographiés et désignés comme sites de plantation appropriés. Mike zoome sur la carte, montrant une série de points gris qui représentent ces sites.

“Si nous effectuons une analyse des sites vacants, on pourrait par exemple vouloir mesurer la largeur d’une promenade, poursuit-il. S’il y a des lignes électriques aériennes, tout cela entre également en ligne de compte en termes de prise de décision.”

La durée de vie moyenne d’un arbre urbain est de huit ans.


Selon l’endroit, l’une des difficultés avec la plantation d’arbres, c’est de déterminer qui va les arroser, déplore Mike. “En ce moment [en Californie du Sud], c’est la plus grande difficulté que nous rencontrons, ajoute-t-il. Même si les villes sont prêtes à céder des arbres, personne n’en veut. Il existe des contrats d’arrosage, mais cela coûte cher. Ou alors, vous allez trouver un locataire qui va vous dire, OK, je m’en occupe, et puis qui va déménager, et la personne suivante n’en aura rien à faire. Cela explique principalement pour quelle raison la durée de vie moyenne d’un arbre urbain est de huit ans.”

Le coût de l’arrosage d’un arbre fait malheureusement les frais d’une idée fausse, continue Mike.

“Certaines personnes croient qu’il faut des milliers de dollars par an pour qu’un jeune arbre se développe, élabore-t-il. En réalité, cela coûte une dizaine de dollars par an. Les litres d’eau nécessaires peuvent être employés de manière stratégique pour optimiser ce dont l’arbre a besoin pour s’épanouir.”

Planter et entretenir un jeune arbre coûte environ 10 dollars par an.


Une grande partie des décisions liées à la plantation d’arbres en ville doivent prendre en compte l’impact à long terme des milieux dans lesquels ils vivent et grandissent. Il est de plus en plus essentiel de prévoir comment les effets du changement climatique vont obliger les villes à repenser la viabilité de leurs populations d’arbres pour les décennies à venir.

À cette fin, WCA a travaillé avec d’autres experts des arbres en Californie pour croiser les données et créer une base encore plus détaillée à l’échelle de l’État, avec des profils d’arbres et des recommandations pour leur plantation. Matt Ritter est l’un de ces partenaires. Professeur au département de biologie de Cal Poly, San Luis Obispo, il est également expert en horticulture, auteur et l’une des plus grandes autorités mondiales sur l’eucalyptus. La base de données virtuelle de Matt, SelecTree (https://selectree.calpoly.edu/), est une excellente ressource pour sélectionner les espèces appropriées en Californie.

“Le programme que nous avons élaboré avec Matt a fait connaître des arbres dont personne n’avait entendu parler et ce, afin d’obtenir une certaine dynamique sur des espèces qui devraient être introduites pour contribuer à la réussite future d’initiatives de plantation”, déclare Mike.

Pour démontrer quelques-unes des autres fonctionnalités de leur logiciel, Mike extrait les données relatives aux arbres d’El Cajon (là où siège Taylor) pour nous donner un aperçu de l’inventaire des arbres. Nous pouvons observer, statistiquement, les 10 espèces les plus plantées, triées par pourcentage de la population d’arbres : l’espèce Lagerstroemia est en tête avec 12,7 %, suivie par le palmier de la reine (Syagrus romanzoffiana) avec 12,2 %. Ces données permettent de mener une diversification saine des espèces plantées.

“Vous ne souhaitez pas voir une espèce dominer votre population d’arbres à plus de 10 %, en particulier ici, en Californie”, explique Mike. “La diversité des espèces, c’est important. La raison, c’est que de nouveaux ravageurs arrivent en Californie tous les 40 jours ; votre population d’arbres devient vulnérable si votre pourcentage dépasse 10%.”

La diversité en termes d’âge est une autre considération statistique importante pour évaluer la santé de la population d’arbres d’une ville, dit Mike en regardant la taille des spécimens pour estimer l’âge des arbres d’El Cajon.

“Seul 0,55 % des arbres présentent un diamètre supérieur à 78 cm. Il serait judicieux de mieux répartir cette diversité d’âge, poursuit-il. En général, lorsque les arbres atteignent ce diamètre, ils deviennent des cibles à abattre ; en effet, de nombreux éléments peuvent les affecter au fur et à mesure de leur vieillissement, qu’il s’agisse de maladies, de ravageurs, du déclin ou du fait de ne pas être appropriés pour leur site de plantation.”

Quand on parle de l’inventaire des arbres de Californie, un facteur qui a fait de l’État un centre de la diversité arboricole est son climat méditerranéen (et les microclimats des zones littorales, des vallées dans les terres ou des montagnes), qui permet à de nombreuses espèces de s’adapter. De plus, Mike souligne qu’une vaste partie de la Californie, en particulier les régions centrale et méridionale de l’État, étaient à l’origine essentiellement des « toiles vierges », peu couvertes d’arbres, ce qui explique pour quelle raison de nombreuses espèces ne sont pas endémiques. (À titre d’exemple, veuillez lire la rubrique Pérennité de Scott Paul dans ce numéro : il y aborde l’histoire de la Californie avec l’eucalyptus).

La conversation revient aux espèces d’arbres urbains avec lesquelles Taylor travaille. Mike montre alors l’emplacement de certains eucalyptus sideroxylon dans la zone. Nous espérions prendre quelques photos d’eucalyptus et de frênes mexicains matures quelque part à proximité, et il a repéré quelques endroits : l’un est une bande médiane le long d’une route, comprenant plusieurs grands eucalyptus ; l’autre est un parc abritant à la fois des eucalyptus et des frênes mexicains.

Sans l’analyse des données de WCA, Taylor ne serait pas en mesure de s’engager à utiliser ces bois urbains sur des modèles dédiés.


Scott souligne que le logiciel de WCA a permis à Taylor de s’engager à utiliser du frêne et de l’eucalyptus sideroxylon sur des modèles dédiés dans notre gamme.

“La grande question pour Taylor, au-delà des propriétés adéquates pour la fabrication de guitares, était de savoir si l’approvisionnement serait constant à l’avenir, dit-il. La base de données de WCA a permis de nous montrer qu’il existe encore un grand nombre d’arbres dignes d’intérêt dans tout l’État, qu’on en plante toujours de nos jours et, en fonction de l’espérance de vie moyenne de ces espèces, WCA peut nous donner une assez bonne estimation des taux d’abattage annuels. Bien sûr, ce chiffre évoluera d’une année sur l’autre, mais cela nous a donné la confiance nécessaire pour aller de l’avant. Si WCA n’avait pas été en mesure de faire cela, nous n’aurions pas pu nous engager à employer régulièrement ces bois dans notre gamme.” 

Depuis la signature de ce contrat d’approvisionnement en 2020, Taylor et WCA ont continué d’investir dans des processus et une infrastructure qui améliorent les capacités opérationnelles de WCA avec du bois issus des arbres abattus.

“Nous possédons dorénavant une procédure spécifique : lorsqu’un organisme fait une demande d’abattage d’un frêne mexicain, mon téléphone sonne et nous pouvons nous assurer de communiquer avec l’équipe d’abattage, déclare Mike. Cela nous rappelle d’être très minutieux lorsque nous tombons l’arbre et veille à ce que ce dernier soit emporté vers notre cour de tri d’Ontario (Californie).”

Dans cette vidéo (extraite d’une discussion plus étoffée sur l’approvisionnement en bois urbain), Jay Parkin (producteur de contenu chez Taylor) s’entretient avec Scott Paul, notre directeur de la pérennité des ressources naturelles, Andy Powers, designer et maître-luthier Taylor, et Mike Palat, arboriste en chef chez West Coast Arborists. Le quatuor aborde la définition d’une forêt urbaine, les facteurs qui entravent le bon approvisionnement en bois urbain et le rendent plus onéreux que ce qu’on pourrait penser, ainsi que ce qui a incité West Coast Arborists à commencer à créer une infrastructure pour soutenir ce nouveau modèle d’approvisionnement.

Taylor a également travaillé en étroite collaboration avec WCA pour préserver et couper correctement les rondins, d’une manière qui soit appropriée à la fabrication de guitares.

“Il ne fait aucun doute que nous avons énormément appris à vos côtés, conclut Mike. Nous avons construit davantage de structures d’ombrage, nous entretenons dorénavant l’humidité du bois… Nous ne nous en inquiétions pas avant de commencer à travailler avec vous. À présent, nous effectuons les découpes comme vous nous les avez montrées.”

Cette infrastructure créera idéalement les fondements d’une économie circulaire autour de ce bois et, espérons-le, servira de modèle pour la fabrication d’autres produits à forte valeur ajoutée.

En plus des autres critères qui contribuent à déterminer quels sont les arbres à planter dans les environnements urbains à l’avenir, la valeur de ces spécimens en fin de vie deviendra peut-être – avec un peu de chance – un autre élément à prendre en compte.

Crash-test guitares avec des pros

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Nous avons invité quelques musiciens exigeants à tester nos nouvelles guitares de série 500. Voici ce qu’ils en ont pensé.

En juillet, des membres de notre équipe des Relations artistes ont passé une journée à rencontrer divers musiciens talentueux basés à Los Angeles, chez Republic Studios (une filiale du label Universal Music Group). Lors d’une série de sessions individuelles, ils ont cherché à connaître les premières impressions de ces artistes exigeants quant à nos nouvelles guitares en eucalyptus.

Nous voulions obtenir des réactions franches, partiales ; ainsi, à part le style de caisse des guitares, nous n’avons révélé aucune information à leur sujet. L’ensemble des artistes sont des musiciens Taylor avec lesquels nous travaillons. Pour être complètement honnêtes, nous devons indiquer qu’ils ont déjà des affinités pour nos guitares. Cela dit, nous leur avons demandé ce qui distinguait ces modèles en particulier, que ce soit positif, négatif ou autre. Nous leur avons proposé la 512ce et la 514ce, et les avons encouragés à jouer sur ces deux instruments, en commençant par le modèle qu’ils voulaient.

Sur le plan esthétique, presque tout le monde a adoré le look du subtil Edgeburst, en particulier en association avec le coloris légèrement plus sombre de la table en épicéa torréfié. Plusieurs artistes ont aimé le filet en imitation écaille de tortue. Musicalement parlant, le groupe penchait assez uniformément soit pour un modèle, soit pour l’autre.

Voici ce qui est principalement ressorti de leurs réactions.

Matt Beckley

Guitariste, auteur-compositeur, producteur, ingénieur

[Joue d’abord sur la 512ce.] C’est génial. [Prend ensuite la 514ce.] Celle-ci te demande un jeu énergique. Alors, c’est quoi le truc ? Pourquoi est-ce que ça sonne aussi bien ? Le son est vraiment articulé, mais équilibré… Il y a une très bonne réponse dans les graves, une bonne résonnance. On ne dirait pas que c’est une guitare neuve, mais ce n’est pas péjoratif. On n’a pas l’impression qu’elle ait besoin d’être rôdée. Elle a la jouabilité d’un vieil acajou, elle paraît vieille mais dans le bon sens du terme. 

J’enregistre beaucoup et, parfois, en particulier quand tu as une guitare acoustique, tu dois fournir beaucoup d’efforts ; avec celle-ci, on dirait que l’EQ a déjà été faite, mais en bien… C’est à ça que ça me fait penser. C’est vraiment équilibré dès le départ. Le son n’est pas raboté.

Tu as l’impression que ça pourrait être ta seule et unique guitare, parce qu’on dirait qu’elle va super bien s’enregistrer, et en même temps elle t’inspire, te pousse à composer. C’est un peu comme quand tu prends une bonne vieille guitare à épaules tombantes, ou un instrument du même genre… Ils sonnent bien dans ton salon, mais tu dois énormément retravailler leur son en studio, ou ça ne rend pas bien sur scène. C’est une bonne source d’inspiration pour jouer, mais aussi pour composer… Dans la pièce, ça semble également être une bonne guitare d’enregistrement. Je dirais donc que je m’en servirais pour quasiment tout. Autre chose : tu peux y aller énergiquement, mais sa réponse est satisfaisante face à un jeu en fingerpicking. Elle est vraiment sympa, celle-là.

Quant à la 512ce… Elle a un volume impressionnant pour une guitare aux dimensions aussi réduites. Et pourtant, j’ai la main lourde ! Elle a cet effet de compression mais elle ne salit pas le son, parce que sur les nombreuses guitares à caisse de plus petite taille que j’utilise, je ne peux pas y aller aussi fort, ce qui n’est pas un mal ; ça s’ajuste à mon jeu… Il y a énormément de basses qui ressortent, mais de manière vraiment contrôlée, pas brouillonne. 

Les guitares Taylor parviennent à délivrer des graves conséquents et une bonne projection, mais sans souiller le mix ; en tant que producteur et musicien jouant principalement en live, ce que je recherche, c’est un instrument qui étaiera cela… 

[Après avoir appris quels sont les bois sur cette guitare] Cette guitare est fantastique. Je ne parviens pas à croire que ce n’est pas de l’acajou ! Ça sonne vraiment comme de l’acajou. C’est vraiment spécial, et en tant que personne se souciant de la planète, je suis content que vous trouviez un moyen de la préserver… Vous avez vraiment assuré.

Dory Lobel

Musicien, auteur-compositeur, producteur, membre du groupe jouant dans l’émission The Voice depuis 10 ans

[Il regarde la 514ce.] Elle est belle, le manche est chouette. [Joue un accord.] Waouh… OK, tout d’abord, cet instrument est très, très bien ; il est vraiment surprenant. Super doux, super équilibré. On n’entend presque aucune aspérité, alors que quasiment toutes les acoustiques en ont. Souvent, les instruments acoustiques sont construits à des fins de volume et de projection ; parfois, les notes individuelles manquent de caractère, elles ne s’affirment pas. J’ai l’impression… que chaque note a une forte personnalité, mais qu’elle est très ronde. 

Le mot qui me revient sans cesse, c’est « équilibre ». L’instrument est vraiment super équilibré. J’ai vraiment une relation « Je t’aime/Moi non plus » avec les guitares acoustiques. Peu de gens le disent, mais je pense qu’elles sont tout d’abord conçues pour délivrer du volume. Je les compare toujours aux mandolines ou aux banjos, qui ont bien plus de personnalité et de médiums. Mais c’est ce que je recherche dans une acoustique : je veux un son qui soit suffisamment intéressant pour que tu puisses jouer une petite note et c’est tout… Tu peux la laisser sonner. L’intonation est dingue.

C’est intéressant parce que l’instrument délivre toute la gamme de fréquences en hi-fi, mais pas au détriment de la douceur. J’aime beaucoup de choses, comme Elliott Smith, avec ses morceaux acoustiques très émouvants, mais avec un petit quelque chose de Tony Rice, un son bluegrass haute-fidélité. La façon dont la guitare sonne, son intonation… Tout s’épanouit à merveille. Je savais qu’elle serait top – cela fait 20 ans que je joue sur des modèles de série 500 – mais elle est vraiment épatante.

À The Voice, je me sers énormément de cette forme [Grand Auditorium] : c’est l’une de mes préférées. Celle-ci, et je pense que tout le monde va être d’accord avec moi, c’est un couteau suisse musical. Je sais que certains disent que des formes sont plus propices à un jeu au médiator ou en accords. Celle-ci, croyez-moi, elle peut tout faire. J’en ai joué avec Ryan Adams, Alison Krauss et Vince Gill… Rien n’est impossible avec cet instrument, et vous pouvez même enregistrer avec. Vous recourez davantage à certaines guitares en live parce qu’elles sont fiables, et vous prenez autre chose en studio. Celle-ci, elle peut faire les deux sans aucun doute. Elle est superbe… La preuve, je ne veux pas arrêter d’en jouer !

Jaco Caraco

Guitariste de session/scène, membre du groupe dans l’émission The Kelly Clarkson Show

[Joue d’abord sur la 512ce.] Elle sonne bien. Waouh… Je n’en reviens pas, le sustain dure encore ! Je ne crois pas avoir déjà entendu ça auparavant. Les sensations sont géniales, le son est top. Il est sympa, boisé, ce que j’adore avec une guitare acoustique. Parfaitement juste. Waouh, j’adore.

J’aime beaucoup les médiums. Ils ne sont pas abrupts. L’instrument sonne super bien quand vous le jouez en fingerpicking, mais si vous jouez en accords, il est tout aussi épatant.

[Joue sur la 514ce.] Bien évidemment, la caisse est plus imposante, donc on a davantage de basses, presque plus comme une J-200. Pour moi, maintenant que j’ai entendu les deux, que j’ai pu jouer sur les deux… Celle-ci serait probablement davantage celle que je prendrais pour gratter des accords. Elle délivre ce petit côté scintillant sympa. Très impressionnant.

C’est une guitare incroyable. Elle est vraiment bien équilibrée. Et vous sentez les basses résonner en vous… C’est vraiment cool. 

Pour moi, la guitare classique avec laquelle j’enregistrerais serait une vieille Gibson. Mais je serais heureux d’enregistrer avec celle-ci, et je parie que personne ne parviendrait à faire la différence, sauf en ce qui concerne le sustain et l’intonation.

Horace Bray

Guitariste de session/tournée, interprète, producteur

[Joue sur la 512ce.] Première réaction : Elle sonne bien. La première chose qui m’a interpellé, c’est qu’elle est vraiment homogène tout au long du manche. J’adore les guitares, mais j’aime vraiment quand j’ai l’impression de jouer sur un piano, où le son est équilibré sur l’ensemble de l’instrument. C’est le premier truc qui se démarque. Il se passe définitivement quelque chose dans les médiums, quelque chose qui diffère de mon expérience avec mes guitares à table épicéa et dos/éclisses en acajou. On dirait presque qu’il y a un effet de compression naturelle, ce qui contribue probablement à cette uniformité sur l’ensemble de la guitare. Le son n’est pas mou. Les silences parlent vraiment, et c’est ce sur quoi je m’attarde un peu… L’attaque est plus immédiate avec cet instrument.

[Joue sur la 514ce] Waouh. Celle-ci a des qualités un peu plus percussives. J’ai l’impression qu’elle réagit un peu plus face à une attaque au médiator. Ça me donne envie de gratter des accords… Je pense que j’aime la façon dont le médiator attaque davantage les cordes, mais la compression plus naturelle que j’obtiens avec l’autre me fait plus ou moins graviter davantage vers des lignes mélodiques simples. Probablement un peu plus de bluegrass avec celle-ci, un jeu plus en accords, avec des notes qu’on laisse résonner, sur celle-là.

Je pense que les deux se complèteraient très bien en studio… Je pense que la différence d’attaque donnerait un excellent résultat si on superposait ces deux instruments.

Taylor Gamble

(Ari Lennox) Guitariste de session/tournée (gospel-rock, R&B, acoustique/classique)

[Joue sur la 512ce] J’aime bien les sensations en termes de tension des cordes. Je peux vraiment avoir un trémolo ici… L’action est parfaite. Elle possède vraiment la chaleur du palissandre ; j’aime ce bois pour sa rondeur, pour sa capacité à s’adapter à différents genres.

[Le son est] luxuriant… J’adorerais l’entendre branchée et amplifiée avec un micro dans le même temps, car ce son est massif. Quand je joue doucement, je peux vraiment entendre le son dans son ensemble… Le sustain est épatant. Les notes durent, je n’ai pas l’impression de perdre en consistance alors qu’elles s’atténuent. Quand je gratte des accords, l’attaque claque, conformément à mes besoins.

Je pourrais jouer un set acoustique entier sur cette guitare, en accords, en fingerpicking… J’ai associé certaines pédales d’effet à mes acoustiques, parce que je trouve que c’est beau quand tu maries parfaitement le son acoustique au son électrique, même si tu ne fais que gratter des accords. La couche supplémentaire offerte par un instrument acoustique peut véritablement être la cerise sur le gâteau dans de nombreuses situations. J’utiliserais sans aucun doute cette guitare dans une application acoustique ; je m’en servirais certainement en concert : par exemple, si je jouais aux côtés d’un artiste, je la sortirais probablement et vous dirais « Amplifiez-la juste avec un micro, même pas besoin de la brancher, ça va bien sonner. » J’enregistrerais également avec elle. Honnêtement, c’est le genre d’instrument que j’enregistrerais en même temps que mes parties chant. 

Cette guitare me permet d’entendre tout ce que j’ai besoin d’entendre quand je joue sur une acoustique. J’entends très bien les graves, j’entends toujours les aigus, et les médiums… J’ai plus de médiums avec celle-là, mais la façon dont je joue… Je joue beaucoup d’accords en y mettant toute mon âme, j’ai donc besoin de ces basses. Les accords doivent être luxuriants, ils doivent sonner, ils doivent résonner. Voilà la musicienne que je suis. Le son est très important à mes yeux. 

Janet Robin

Autrice-compositrice-interprète, membre de The String Revolution

[Joue sur la 514ce] Comme d’habitude, le manche est top. L’action est excellente. J’ai un jeu plutôt percussif… La réponse est assez bonne, d’autant plus que ce n’est pas une dreadnought. Elle encaisse mon jeu. Je pense qu’elle a un son sympa, homogène. Il est très équilibré. [Joue en accords, mais moins énergiquement.] Le sustain est superbe. Mon autre Taylor est en épicéa et palissandre [dreadnought signature Dan Crary]. Je n’obtiens pas vraiment ce son. C’est très velouté ; très homogène entre les basses, les médiums et les aigus. Je dirais que ça penche un peu plus vers les médiums. Bien sûr, cela dépend aussi des cordes que vous utilisez.

Je pense que c’est le genre de guitare que vous pouvez utiliser de nombreuses manières différentes : avec un jeu percussif, comme moi, peut-être en fingerstyle [joue en fingerpicking], superbe. Là encore, cette espèce de sustain sympa, velouté. Clairement géniale pour le fingerstyle, pour gratter des accords… Une excellente guitare d’auteur-compositeur-interprète. Même si vous jouez en solo… Je suis convaincue qu’elle peut être parfaite pour un artiste solo. En raison de son penchant pour les médiums, elle se démarquerait au sein d’un groupe… [Joue encore] La dynamique est superbe.

Trois Hommes et un Destin

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En tant que luthier en chef et président-directeur général, Andy Powers est prêt à chapeauter la prochaine génération d’innovations Taylor

Nous avons dû commander de nouvelles cartes de visite à Andy Powers. En effet, le 31 mai, nous avons annoncé qu’il venait d’être nommé président-directeur général de Taylor. Si vous connaissez Andy, vous savez qu’il ne fait pas cas des intitulés de poste : il aurait simplement tendance à mettre en avant son rôle de luthier afin de souligner que Taylor cherche encore et toujours à fabriquer des instruments qui ravissent et inspirent les musiciens.

Dans une vidéo préenregistrée avec Andy, Bob Taylor et Kurt Listug, co-fondateurs – et à présent anciens président et directeur général, respectivement – étaient fiers d’apprendre la nouvelle aux employés-propriétaires de Taylor un jour avant l’annonce publique. Bob et Kurt ont également indiqué qu’ils continueraient à s’impliquer dans l’entreprise en tant que conseillers senior et co-présidents du conseil d’administration de Taylor Guitars, mis en place dans le cadre de la transition de la société vers un actionnariat complet des salariés.

L’annonce a eu lieu quelques jours avant le NAMM d’été. Se déroulant à Anaheim, en Californie, le retour du salon était un événement à lui seul en raison des annulations dues à la COVID !

La semaine suivante, nous avons organisé notre programme semestriel d’intégration sur le campus Taylor à El Cajon. Andy a pu s’adresser en personne aux employés-propriétaires, parler de son nouveau rôle et aborder la voie qu’il souhaitait nous voir emprunter en tant que fabricant de guitares. Quelques morceaux sont tout d’abord venus ouvrir les festivités.

Jason Mraz, ami de longue date d’Andy (qui l’accompagnait d’ailleurs sur scène), est venu jouer quelques chansons.

La boucle était bouclée : en effet, Andy avait déjà accompagné Jason sur la scène Taylor du NAMM en 2010 ; c’est cette prestation qui permit à notre maître-luthier et à Bob de faire connaissance. De grandes discussions s’ensuivirent entre les deux hommes. Bob argumenta. Andy rejoignit l’entreprise en janvier 2011, et la suite, vous la connaissez : elle continue d’ailleurs de s’écrire mais cette fois, avec Andy dorénavant officiellement à la tête de l’entreprise.

Une transition en douceur

Compte tenu de la progression des événements chez Taylor au cours de ces dernières années, peu d’employés de l’entreprise ont été surpris par la promotion d’Andy. Cela semblait plutôt être la suite logique du plan de succession initié par Bob et Kurt. En 2019, Andy est devenu partenaire propriétaire de la société : cela témoignait de la confiance que Bob et Kurt lui accordaient, ainsi que de leur volonté de conserver le design de guitares au cœur des préoccupations de Taylor pour l’avenir à long terme.

Andy possède la vision et le talent nécessaires pour continuer à faire évoluer les guitares Taylor. Sa présence est essentielle pour l’avenir de l’entreprise.

Bob Taylor

Cet engagement a été renforcé lorsque l’entreprise a annoncé sa transition vers un actionnariat complet des salariés en 2021 ; selon Bob, Kurt et Andy, il s’agissait du meilleur arrangement possible pour préserver la culture de créativité et d’innovation guitaristique qui étaye la croissance et la réussite de Taylor. La vision créative d’Andy, ses designs axés sur les musiciens et son leadership pondéré chez Taylor, ainsi que son implication professionnelle au sein de l’entreprise, ont été des facteurs importants dans cette décision, confortant Bob et Kurt dans leur choix.

“Andy possède la vision et le talent nécessaires pour continuer à faire évoluer les guitares Taylor, déclare Bob. Sa présence est essentielle pour l’avenir de l’entreprise. ”

Apprendre aux côtés de Kurt

Bien que le passage du flambeau entre Bob et Andy ait été évident dès le départ, il n’était au début pas prévu qu’Andy remplace Kurt. Cependant, Kurt déclare qu’Andy s’était tout de suite montré à la fois intéressé et capable de s’occuper du côté commercial de Taylor, et qu’il avait compris comment tous les éléments devaient s’emboîter pour entretenir la bonne santé financière de l’entreprise.

“Depuis son arrivée en 2011, Andy a travaillé en étroite collaboration avec les services des ventes, du marketing, des finances et des ressources humaines, que je dirigeais ; il comprend parfaitement leur fonctionnement”, a expliqué Kurt lors de l’annonce aux employés-propriétaires de Taylor.

Au cours de ces dernières années, Kurt a consacré beaucoup de temps à superviser Andy, à lui parler de budgétisation financière, à passer en revue les états financiers et à aborder la philosophie de gestion de l’activité qui a guidé les décisions prises au fil du temps. Il admet s’être rendu compte en 2020 qu’Andy était la personne adéquate pour reprendre son poste, alors qu’ils préparaient le terrain pour la transition vers un régime d’actionnariat des salariés.

Kurt souligne également qu’il est à présent plus faisable pour une seule personne de superviser à la fois la fabrication de guitare et la partie commerciale de l’entreprise ; en effet, la présence de Taylor est bien établie sur le marché, et la société possède une équipe de direction forte et qualifiée : riches d’une solide expérience chez Taylor, ses membres seront en mesure de soutenir Andy dans ses fonctions.

Que ce soit pour Bob ou moi, il nous aurait été impossible de créer et d’établir l’entreprise seul, admet-il. Bob avait 19 ans et moi 21. On n’avait aucune expérience. Il nous a fallu nous concentrer sur nos centres d’intérêt et nous améliorer au fur et à mesure que nous travaillions dessus. L’entreprise est bien différente maintenant.

Andy bénéficie des enseignements de Bob et Kurt.

C’était amusant de travailler avec Kurt et de voir un côté des choses, puis de se pencher sur l’autre côté avec Bob, déclare-t-il. J’ai énormément de chance d’avoir pu collaborer avec eux et de comprendre leurs points de vue. 

Rester fidèle à la marque en adoptant le changement

Dans le cadre de la révélation publique du nouveau rôle d’Andy, nous avons enregistré une édition spéciale de notre émission en streaming Taylor Primetime, animée par Jay Parkin, producteur de contenu pour Taylor. Bob, Kurt et Andy étaient les invités spéciaux de l’émission. Ils ont fait part de leurs réflexions et ont expliqué pour quelles raisons cette situation serait bénéfique pour l’entreprise et ses parties prenantes à l’avenir. Jay a demandé à Andy comment ce dernier envisageait son changement de poste.

J’ai vraiment beaucoup de chance, car nous sommes entourés de personnes exceptionnelles avec qui je travaille tout le temps. 

Andy Powers

En toute honnêteté, mon rôle ne change pas vraiment, a-t-il répondu. À bien des égards, c’est un peu comme d’habitude… Franchement, nous avons une équipe incroyable qui travaille ici, et qui me permet de passer la majeure partie de mon temps à fabriquer mes guitares. Les bases que Bob a posées avec nos équipes de production et de développement produits, nos équipes de construction et d’entretien des machines, l’approvisionnement en bois, ainsi que le travail que Kurt a abattu en montant les services des ventes, du marketing, des finances et des ressources humaines… J’ai vraiment beaucoup de chance, car nous sommes entourés de personnes exceptionnelles avec qui je travaille tout le temps. Nous avons des vétérans du secteur, nous avons des gens au sommet de leur art dans leur domaine… Il est donc relativement facile de faire tourner l’entreprise grâce à ces services que l’on pourrait qualifier de plus classiques. Ne vous méprenez pas : c’est énormément de travail chaque jour. Mais les gens avec qui nous travaillons sont très pro, ils sont vraiment bons dans leur domaine, c’est donc un vrai plaisir !

Bien que le rôle d’Andy ne change pas de manière spectaculaire, Bob, Kurt et Andy conviennent que conformément à l’esprit Taylor, nos guitares vont – et doivent – continuer à évoluer. Bob transmet à Andy un sage conseil, né des enseignements du temps.

À chaque fois que j’ai modifié quelque chose sur une guitare, les gens m’ont dit “Est-ce que ça va la changer ?” Ce qu’ils veulent dire, c’est “Est-ce que ça ne va pas faire empirer les choses ?” Je ne compte plus le nombre de fois où cela s’est produit. Libre à toi de faire évoluer les choses, Andy. Perfectionne-les.

Andy comprend qu’il doit à présent diriger l’entreprise de manière à en améliorer l’activité dans son ensemble. La grande question, dit-il, c’est l’améliorer pour qui ?

“Dans notre cas, nous pouvons faire mieux pour les musiciens que nous servons, pour les fournisseurs auprès desquels nous achetons nos matériaux, pour les personnes à qui nous vendons nos guitares, et pour nos employés. Quand nous évoluons à des fins d’amélioration, ce sont tous ces gens qui en retirent des avantages.”

  • 2022 Édition 3 /
  • Technique upstroke, accords mineurs de 11e et triades

Guitar Lessons

Technique upstroke, accords mineurs de 11e et triades

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Le roi de la guitare R&B Kerry « 2 Smooth » Marshall est de retour avec encore plus d’astuces pour jouer du R&B sur un instrument acoustique

Vos trois nouveaux cours de guitare avec Kerry “2 Smooth” Marshall, guitariste de session, professeur de musique et virtuose du R&B, sont arrivés !

Grâce à plus de 20 années d’expérience dans le monde de la musique, Kerry peut enrichir ses célèbres cours de guitare en ligne ainsi que les enseignements de son école de guitare virtuelle, Kerry’s Kamp. Avec près de 135 000 abonnés sur YouTube et de nouveaux cours vidéo proposés chaque semaine, Kerry est une source permanente d’inspiration pour les musiciens cherchant à explorer les techniques guitaristiques de l’univers du R&B, du gospel et de la néo-soul. En tant que guitariste de session, Kerry a également joué et enregistré aux côtés de grands artistes tels que Tori Kelly, Jason Derulo, Chrisette Michelle et Ledisi.

Technique upstroke

Kerry vous montre une technique simple au médiator : le jeu en upstroke, ou “coup vers le haut”, pour une accentuation rythmique subtile. Regardez Kerry vous démontrer comment agrémenter facilement votre son d’une touche R&B.

Accord mineur de onzième

Kerry explore ensuite un son important du jeu de guitare R&B, pouvant également s’adapter à d’autres styles : l’accord mineur de 11e. Regardez Kerry vous montrer comment employer l’accord mineur de 11e comme variation subtile de l’accord mineur de 7e, plus courant.

Triades

Enfin, Kerry propose un cours pour les musiciens plus expérimentés sur les triades, une autre technique subtile que vous pouvez employer pour colorer votre jeu et ainsi créer une douce atmosphère R&B

Vous voulez visionner davantage de cours de guitare proposés par Kerry “2 Smooth” Marshall? Veillez à consulter sa chaîne YouTube et à vous abonner à ses vidéos pédagogiques hebdomadaires.

Présentation des guitares Custom, 2 round

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Découvrez encore plus de guitares remarquables issues de notre programme de personnalisation, équipées de bois de lutherie haut de gamme et de magnifiques détails esthétiques

Dans notre dernier numéro, nous vous avions présenté un petit panel de superbes guitares Taylor construites sur mesure, dessinées pour un événement commercial exclusif s’étant tenu en parallèle au retour du NAMM à Anaheim, Californie, en juin de cette année. Ces guitares, fabriquées en éditions très limitées, reflètent le nec plus ultra du savoir-faire et de la créativité esthétique de Taylor. Regorgeant de caractéristiques remarquables, nombre de ces instruments personnalisés arborent des bois de grade premium, faisant d’eux des modèles dont les sonorités riches n’ont d’égales que leur look attrayant.

Pour mettre en valeur correctement les détails de ces guitares, nous avons également amélioré la présentation de la galerie sur le site Internet de Taylor. Vous pouvez aussi découvrir la collection en constante évolution de modèles Taylor personnalisés, accompagnés de superbes photos, de leurs caractéristiques complètes et du nom des revendeurs les ayant commandés à l’adresse https://customs.taylorguitars.com.

Et si l’un de ces instruments vous interpelle, il vous suffit de contacter notre service client ; nous vous aiderons à en trouver un.

Custom 12-Fret Grand Concert (#7)

Back/Sides: Noyer
Top: Noyer
Appointments: filet de caisse en bloodwood, rosace simple anneau érable/bloodwood au motif “Roman Leaf”, incrustations de touche en érable/bloodwood datant des débuts de la série 900, finition vernie Shaded Edgeburst chocolat

Custom Grand Auditorium (#36)

Back/Sides: érable à grandes feuilles
Top: épicéa de Sitka
Appointments: filet et repose-bras en érable flammé, rosace simple anneau en érable/koa, incrustations de touche en érable/koa au motif “Art Deco”, finition vernie Koi Blue avec bande naturelle au dos

Custom Grand Symphony (#16)

Back/Sides: palissandre indien
Top: épicéa Lutz
Appointments: filet en bloodwood, rosace simple anneau érable/bloodwood, incrustations de touche/de tête en érable/bloodwood au motif “Bouquet”, chevilles de chevalet teintées en os avec points en opale australienne rouge, bords de caisse chanfreinés, finition satinée silencieuse avec dos et éclisses Kona Edgeburst et table Wild Honey Burst.

Custom Grand Symphony (#18)

Back/Sides: érable à grandes feuilles
Top: épicéa de Sitka
Appointments: filet de caisse en cocobolo, rosace simple anneau en paua, incrustations de touche/de tête en paua au motif “Spring Vine”, chevilles de chevalet teintées en os avec points en opale australienne verte, mécaniques Gotoh 510 coloris Or ancien, finition vernie Amber avec vieillissement de la table

Custom Grand Symphony (#28)

Back/Sides: acajou néotropical
Top: épicéa de Sitka
Appointments: filet en ébène d’Afrique de l’Ouest, rosace simple anneau en paua, incrustations de touche/de tête/de chevalet en paua et nacre au motif “Nouveau”, mécaniques Gotoh 510 Or ancien, finition vernie noire transparente

Custom T5z (#19)

Body: sapelli
Top: érable pommelé à grandes feuilles
Appointments: filet noir avec bord de table en abalone vert, incrustations de touche/de tête en abalone vert au motif “Byzantine”, chevilles de chevalet teintées en os avec points en opale australienne verte, finition vernie Supernova Edgeburst

Custom Grand Auditorium (#27)

Back/Sides: palissandre indien
Top: séquoia sempervirens
Appointments: filet et repose-bras en bloodwood, rosace simple anneau en paua, incrustations de touche en paua au motif “Leaf”, chevilles de chevalet teintées en os avec points en opale australienne rouge, finition satinée silencieuse avec table Shaded

Custom Grand Symphony (#28)

Back/Sides: mimosa à bois noir figuré
Top: épicéa commun
Appointments: filet et repose-bras en bloodwood, rosace simple anneau en bloodwood, incrustations de touche en érable/koa au motif “Running Horses”, mécaniques 510 Gotoh

  • 2022 Édition 3 /
  • Focus sur les bases de l’entretien de la guitare avec Rob Magargal

Focus sur les bases de l’entretien de la guitare avec Rob Magargal

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Taylor’s service network manager explains basic guitar care tools, how to change strings and proper humidity control.

Vos trois nouveaux cours de guitare avec Kerry “2 Smooth” Marshall, guitariste de session, professeur de musique et virtuose du R&B, sont arrivés !

Rob Magargal, directeur du réseau de service Taylor, a passé de nombreuses années penché sur un établi à l’usine Taylor ou sur le terrain, apportant des améliorations à des guitares, toutes formes et toutes tailles confondues, afin de les doter d’une jouabilité parfaite et de sonorités riches. Dans ces vidéos, Rob identifie les outils essentiels pour l’entretien de votre guitare, vous explique les bases de la gestion de l’humidité et vous montre des techniques appropriées pour changer les cordes de quasiment tous les types de guitares acoustiques.

Technique upstroke

Ici, Rob identifie les outils essentiels nécessaires à l’entretien courant de votre guitare, notamment le changement de cordes.

Accord mineur de onzième

Dans cette vidéo, Rob aborde LA compétence ultime que chaque musicien devrait maîtriser : le changement de cordes. Veuillez remarquer que cette vidéo concerne spécifiquement les guitares acoustiques 6 cordes acier.

Triades

Si vous avez déjà joué sur une guitare Taylor à cordes nylon, telle qu’une 312ce-N, une Academy 12e-N, une 812ce-N ou encore toute autre guitare classique traditionnelle, vous avez probablement constaté que les cordes sont fixées différemment, à la fois au niveau de la tête que du chevalet, par rapport à un instrument à cordes acier. Ici, Rob vous explique comment remplacer des cordes nylon sur une guitare. Attention : vous ne devez jamais équiper votre guitare nylon de cordes acier : la tension supplémentaire endommagera l’instrument.

Changement de cordes : guitare acoustique 12 cordes

Avec deux fois plus de cordes que sur une guitare standard, il peut être intimidant d’installer un nouveau jeu complet de 12 cordes. Ne vous inquiétez pas, le procédé n’est pas tellement différent, comme vous l’explique Rob.

Changement de cordes : guitares à tête ajourée

Les modèles à tête ajourée, tels nos guitares Grand Concert 12 frettes, combinent les procédés utilisés pour les guitares standard à cordes nylon et acier. Ici, Rob vous montre comment remplacer les cordes de votre guitare à tête ajourée.

Entretien de la guitare : gestion de l’humidité

L’humidité relative est l’un des facteurs les plus importants à prendre en compte en matière d’entretien de la guitare. Le bois réagit fortement aux fluctuations climatiques, et une humidité excessive ou insuffisante autour de votre guitare acoustique peut entraîner des problèmes de jouabilité ou impacter le son. Heureusement, il est assez simple d’entretenir un taux d’humidité recommandé autour de votre instrument. Rob vous explique les bases en images.

Koa-RESTORATION-LEAD

Faire germer l’avenir du koa

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En collaboration avec Pacific Rim Tonewoods et d’autres partenaires importants à Hawaï, nous nous efforçons d’élaborer des modèles fructueux de reforestation du koa et de cultiver des bois de lutherie pour les générations futures.

Dans les précédents numéros de Wood&Steel, Scott Paul, directeur de la pérennité des ressources naturelles chez Taylor, nous a tenus informés des avancées des projets de restauration des forêts de koa auxquels nous nous consacrons à Hawaï avec Pacific Rim Tonewoods, notre partenaire de longue date. Parallèlement au lancement de notre série 700 en koa et à la culture des arbres que nous faisons pousser pour l’avenir, nous voulions vous proposer un regard neuf sur les diverses facettes de notre travail de gérance forestière sur l’île, notamment la sélection des graines, la recherche génétique et la croissance des plants.

Si vous aimez le koa, vous devez savoir que cette espèce pousse exclusivement sur les îles d’Hawaï. Toutefois, il est probable que vous soyez moins au fait de l’état écologique de cet arbre. En partie à cause de sa situation insulaire isolée, les gens se demandent souvent si le koa est une essence en voie de disparition. (Ce n’est pas le cas.) Cependant, au fil du temps, son milieu naturel a évolué, entraînant un déclin progressif de la santé des forêts natives dans certaines zones, notamment une régénération moindre du koa causée par divers facteurs.

Avant la colonisation des îles d’Hawaï par les Polynésiens aux environs de l’an 1200 EC, le koa s’épanouissait sur une vaste gamme de milieux et d’altitudes, atteignant quasiment le niveau de la mer. Il s’agit du plus gros arbre natif d’Hawaï, et sa croissance est rapide : environ 1,50 m par an au cours des cinq premières années, si les conditions sont bonnes. Le bois de koa a été grandement employé comme ressource par les Hawaïens et ce, à de nombreuses fins, en particulier pour la construction de canoës. En 1778, lorsque le débarquement du capitaine britannique James Cook entraîna la mise en place de contacts prolongés avec l’Occident (et un intérêt accru pour le koa en tant que matériau destiné à la fabrication de meubles et d’objets d’ébénisterie), les forêts de koa descendaient encore à 600 mètres d’altitude.

Après l’introduction du bétail sur les îles en 1793 par un autre explorateur britannique, le capitaine George Vancouver (qui offrit six vaches et un taureau au roi Kamehameha), l’écosystème insulaire subit une transformation progressive. Les forêts furent coupées pour y installer des ranchs ; dans le même temps, une population toujours plus nombreuse de bétail sauvage se repaissait des nouvelles pousses de koa, empêchant la régénération naturelle de cette espèce.

En outre, entre le début et le milieu du XVIIIe siècle, la conversion agricole aux fins de production à grande échelle de canne à sucre et d’ananas provoqua le déboisement de certaines des forêts de koa établies en basse altitude. Au fil du temps, au fur et à mesure que la population hawaïenne s’étoffait, l’aménagement des terrains privés ainsi que l’introduction de plantes, d’animaux, d’insectes et de micro-organismes non natifs – y compris des espèces invasives – réduisirent encore la propagation naturelle du koa.

De nos jours, les forêts de koa couvrent encore une bonne superficie à Hawaï, mais la majeure partie se trouve à plus de 1 200 mètres d’altitude, ou sur des domaines privés ou protégés. De plus, une grande proportion de ce qui reste est en déclin : de nombreux éléments menacent sa régénération, notamment la présence de bétail, de moutons et de cochons sauvages ; des espèces invasives de plantes telles que l’ajonc, le longose et le goyavier de Chine ; diverses espèces d’herbes ayant été introduites pour être broutées par le bétail, mais ayant aussi contribué à la propagation des incendies dans les zones forestières ; et un champignon terricole, à l’origine d’une maladie couramment appelée fusariose, qui a tué de nombreux koas à des altitudes peu élevées.

Pour toutes ces raisons, sur les îles, la restauration de la forêt native afin de contrer ce déclin a été le fruit d’un effort concerté : de nombreuses recherches et initiatives sont actuellement en cours. Cela se traduit notamment par des actions visant à la fois à améliorer l’écologie des forêts existantes et à restaurer les forêts natives autrefois déboisées pour créer des pâturages.

Une transition en douceur

Cela fait plus de 40 ans que Taylor fabrique des guitares en koa. Depuis une trentaine d’années, Pacific Rim Tonewoods fait le commerce du koa et coupe celui que Taylor achète depuis environ la même durée.

Jusqu’à il y a près de 20 ans, il était facile de trouver des rondins de koa. Toutefois, Hawaï cessa de déboiser des terres pour son agriculture ; le nombre de koas expédiés sur le continent baissa alors. Après cela, les ressources en koa provenaient principalement d’arbres de récupération… Mais il était impossible d’en prévoir la quantité. Il y a près de sept ans, en 2015, il devint extrêmement difficile de trouver du koa pour fabriquer des guitares. Ainsi, Bob Taylor et Steve McMinn de Pacific Rim Tonewoods commencèrent à faire des recherches pour mieux comprendre les perspectives d’approvisionnement pour l’avenir. Ils en apprirent davantage sur les mesures de protection contre l’abattage du koa sur des terrains publics et privés à Hawaï, et rencontrèrent de grands propriétaires terriens pour aborder avec eux leurs besoins actuels en gestion des terres et leurs futurs objectifs de conservation.

Dans cette vidéo, Steve McMinn et d’autres partenaires évoquent la mission de Siglo Tonewoods, ainsi que nos efforts de restauration de la forêt de koas à Hawaï.

Ces efforts donnèrent naissance au lancement d’un partenariat officiel entre Taylor Guitars et Pacific Rim Tonewoods. Récemment encore, cette collaboration portait le nom de « Paniolo Tonewoods » (« Paniolo » faisant référence aux cow-boys mexicains qui vinrent au départ à Hawaï pour transmettre leurs compétences en matière d’élevage aux Hawaïens, et apportèrent avec eux leurs guitares et leur musique), rebaptisée il y a peu en « Siglo Tonewoods ». (« Siglo » veut dire « siècle » en espagnol et fait référence à la vision à long terme de l’entreprise.)

La mission de Siglo est de fournir et faire pousser du bois hawaïen pour l’avenir (dans 100 ans et au-delà), ainsi que de créer un approvisionnement durable de bois pour la fabrication d’instruments de musique. Dans le cadre de cet engagement, Siglo cherche à contribuer aux efforts actuels de reforestation grâce à des projets et ce, par l’intermédiaire de contrats passés avec des propriétaires terriens hawaïens. Cela comprend également l’élaboration de divers programmes d’amélioration des arbres destinés à optimiser la résistance à la fusariose et à cultiver des vergers à graines.

Rester fidèle à la marque en adoptant le changement

Comme Scott Paul l’expliquait dans sa rubrique parue dans un ancien numéro de Wood&Steel (« Harmonie en trois parties », 2020/Vol. 97/Édition 2), Siglo (alors connue sous le nom de Paniolo) adopta une approche contractuelle innovante en matière de gérance, tout d’abord mise en œuvre par les organismes U.S. Forest Service et The Nature Conservancy, en couvrant les frais importants associés à la restauration des forêts. Au lieu de rétribuer un propriétaire terrien pour ses rondins ou de lui payer des droits d’abattage, Siglo serait autorisée à couper un certain nombre de koas dans une zone forestière compromise ; en échange, elle investirait une valeur similaire à celle de ces koas dans des projets d’amélioration forestière dans cette même zone.

Cas pratiques

L’un des tout premiers projets – une collaboration avec l’Haleakala Ranch sur Maui en 2015 – permit à Siglo de démontrer ses capacités uniques et ses intentions éthiques à Hawaï. Deux peuplements de koas avaient été plantés en 1985 en lien avec un programme intitulé « A Million Trees of Aloha ». Ce dernier avait été lancé par Jean Ariyoshi, la femme du gouverneur d’Hawaï de l’époque, George Ariyoshi. Malheureusement, les arbres trentenaires étaient en déclin pour diverses raisons, ce qui avait freiné leur croissance. Ils avaient commencé à montrer des signes de pourriture interne, qui ne pourrait qu’empirer. Des koas aussi « jeunes » (et non issus de forêts naturelles), en particulier ces arbres compromis, auraient typiquement été rejetés par les acheteurs. Mais Siglo, et Taylor ensuite, acceptèrent de travailler avec ce matériau. Taylor dut prendre des mesures supplémentaires afin de pouvoir fabriquer des guitares avec ce bois. Pourtant, au final, il fut employé pour des dizaines de milliers de modèles, prouvant ainsi que des koas jeunes pouvaient constituer un bois adapté à la fabrication d’instruments de musique. Les recettes issues de la vente de ce bois permirent en retour à l’Haleakala Ranch d’accélérer ses efforts constants de reforestation aux terres environnantes.

Autre projet précoce, lancé en 2017 : un contrat quinquennal de conservation de la gérance sur près de 650 hectares appartenant à Kamehameha Schools, le plus grand propriétaire terrien d’Hawaï, dans la forêt d’Honaunau, sur l’île d’Hawaï. Bien qu’un mandat ait été établi pour restaurer la santé de la forêt, aucun arbre n’avait été abattu là-bas depuis les années 1990 : cela voulait donc dire qu’aucune rentrée d’argent n’était venue financer les efforts nécessaires. Le contrat autorisait Siglo à abattre un certain nombre de koas. Selon le directeur général de Siglo, Nick Koch, les recettes de la vente du bois (soit environ 1,6 million de dollars) ont été reversés à un fonds de conservation. Environ 1 million de cette somme ont été dépensés depuis, en grande partie pour construire des clôtures et lutter contre les dégâts provoqués par les animaux sauvages. Ces efforts ont été couronnés de succès : des dizaines de milliers de nouveaux koas poussent dans cette zone.

Le koa est l’un des quelques bois au monde pour lesquels l’approvisionnement sur les 25 prochaines années devrait être supérieur à ce qu’il est aujourd’hui.

Associés à des projets, ces types de contrats de gérance permettront à Siglo de bénéficier d’un approvisionnement plus prévisible en koas sur le court terme. Dans le même temps, d’autres efforts sont menés afin de réhabiliter les forêts et de planter des arbres et ce, pour offrir un approvisionnement durable sur le long terme jusqu’au siècle prochain. Tous ensemble, ces éléments offrent une perspective favorable pour l’avenir : le koa est l’un des quelques bois au monde pour lesquels l’approvisionnement sur les 25 prochaines années devrait être supérieur à ce qu’il est aujourd’hui.

Planter des arbres et construire une scierie

En 2018, Siglo fit un grand pas pour répondre à son objectif en termes de plantations : Bob Taylor acquit 230 hectares de pâturages sur la Grande île, à proximité de Waimea. Quelque 150 ans auparavant, cette terre avait été une légendaire forêt de koas. Officiellement baptisée « Siglo Forest », cette étendue est louée par Siglo Tonewoods. Un plan a été élaboré pour planter des espèces natives mixtes dans les zones très en pente, qui seront mises de côté à des fins de conservation (environ 30 % du domaine). Le koa sera quant à lui cultivé dans les endroits moins abrupts à des fins de production. Quand la Siglo Forest sera mature, elle donnera plus du double du volume de bois actuellement employé par Taylor. Son plan de gestion garantira un approvisionnement perpétuel et exploitable en forêt native diversifiée.

Comme nous vous l’avions indiqué à l’automne 2021, les efforts de plantation ont débuté en juin, avec l’ensemencement de huit hectares de plants de koa et d’espèces natives mixtes d’arbres et d’arbustes. Nous en avons tiré de grands enseignements, qui nous aideront à améliorer la viabilité des plantations futures. D’ici 2030, l’objectif est de planter là-bas 150 000 koas, avec probablement un premier abattage utilisable en 2050.

Quand la Siglo Forest sera mature, son plan de gestion garantira un approvisionnement perpétuel et exploitable en forêt native diversifiée.

La construction d’une scierie est également prévue : ainsi, Siglo Tonewoods sera en mesure de couper efficacement le koa à Hawaï et de contribuer à l’intégration verticale. Une fois opérationnelle, la scierie servira à couper du koa ou d’autres essences destinées aux instruments de musique, tout en produisant d’autres articles en bois à valeur ajoutée, tels que des revêtements de sol pour les îles. Elle favorisera le contrôle de la qualité et génèrera des emplois pour soutenir l’économie locale. Dans le même temps, Siglo a amélioré ses capacités opérationnelles à Hawaï en investissant dans son propre matériel d’exploitation forestière, ce qui permet une meilleure utilisation, plus soignée, des arbres qu’elle prélève.

Sélection des graines et amélioration des caractéristiques génétiques du koa

Quand on cherche à élaborer un programme fructueux de plantation de koa, l’un des éléments critiques – un critère qui permet de cultiver des arbres sains, tels qu’on les désire –, c’est de mener des recherches écologiques appropriées afin d’obtenir des résultats optimaux. Bob Taylor et Steve McMinn comprennent tous deux l’importance de telles études grâce à leurs travaux sur d’autres bois de lutherie. Pour Bob, l’initiative évolutive de plantation d’ébène au Cameroun, mieux connue sous le nom d’« Ebony Project », était basée sur les recherches révolutionnaires qu’il avait financées pour mieux appréhender les stratégies idéales de propagation de l’espèce. Dans le cas de Steve, certains lecteurs de Wood&Steel se rappelleront peut-être de notre article (Hiver 2015, Vol. 81) consacré aux recherches qu’il avait menées afin de faire pousser de l’érable à grandes feuilles avec des caractéristiques génétiques intéressantes pour les instruments de musique, c.-à-d. des motifs attrayants. Ce projet a continué à progresser, et des essais de foresterie sont actuellement en cours sur un lopin d’anciennes terres arables à proximité de la scierie de son entreprise, située dans la Skagit Valley, dans l’État de Washington. Baptisée « Utopia Forest », lui et son équipe cherchent à savoir si les motifs d’un arbre sont génétiquement transmissibles. On peut remarquer des parallèles intéressants entre l’érable et le koa, tous deux atteignant rapidement une taille permettant de les employer : il s’agit notamment du désir de faire pousser des arbres arborant des motifs pour la fabrication d’instruments de musique et d’autres produits haut de gamme. Steve et son équipe ont récemment publié une vidéo qui explique leur projet.

Kevin Burke, horticulteur chez Pacific Rim Tonewoods, a supervisé les essais sur l’érable. Il coordonne également un projet similaire avec le koa à Hawaï. L’objectif est de propager des arbres génétiquement supérieurs afin de restaurer la diversité génétique et la qualité du koa, qui se sont affaiblies au cours des siècles passés.

Le projet a débuté en 2016, peu de temps après la création de Siglo Tonewoods, sous forme d’un partenariat de recherche avec l’Haleakala Ranch. Il est mené à la Native Nursery sur Maui. Tout a commencé par la culture coopérative de lignées d’arbres issus de l’Haleakala Ranch, ayant été sélectionnés pour l’extraordinaire qualité de leur bois. Soixante-cinq lignées clonales provenant de ces arbres sont actuellement en cours de propagation, et 10 lignées ont été micro-propagées.

Dans le même ordre d’idées, Siglo a sponsorisé une recherche avec l’organisme Hawaiian Agricultural Research Center (HARC) et le programme Tropical Hardwood Tree Improvement and Regeneration Center de l’U.S. Forest Service. En a découlé une initiative de sélection des semences en 2021, visant à contribuer à la reforestation d’Hawaï grâce à des koas aux caractéristiques génétiques supérieures. Les graines ont été prélevées sur 42 arbres « supérieurs » et sont à présent cultivées sous forme de plants. La résistance de ces derniers à la fusariose est évaluée ; cela optimisera leurs chances de rester en bonne santé. La recherche a également identifié de nombreux autres arbres « supérieurs » dont les graines pourront au final être recueillies.

Kevin Burke déclare que par rapport à l’érable, il est beaucoup plus facile de faire pousser du koa à partir d’une graine. Les motifs sont également plus courants chez les koas jeunes, et visibles plus tôt.

Koas âgés de 2 ans, ayant été plantés au Keauhou Ranch, sur l’île d’Hawaï

Siglo a par ailleurs collaboré avec l’HARC pour planter un verger de 1 600 graines/effectuer un test de descendance dans la Siglo Forest en recourant à des graines résistantes à la fusariose. Les graines seraient opérationnelles en 2026. De plus, l’HARC est actuellement en train de mener un programme d’évaluation de la résistance à la fusariose avec des cultivars développés à l’Haleakala Ranch, ainsi qu’au moyen de graines provenant de la sélection de graines/du programme d’amélioration arboricole réalisés en 2021 par Siglo.

Pour l’instant, sur les mois écoulés de 2022, 12 500 arbres « brise-vent » ont été plantés dans la Siglo Forest, le verger à graines a été agrandi et 12 hectares supplémentaires de koa et de forêt mixte ont été plantés. Pendant ce temps, Siglo Tonewoods a également loué une serre à Waimea pour étayer ses efforts constants de propagation. Enfin, conclut Steve McMinn, les recherches et autres réflexions stratégiques de l’équipe, qui ont abouti à l’élaboration et à l’amélioration de leur initiative de plantation, sont destinées à offrir un modèle évolutif à quiconque serait intéressé par la reforestation du koa et l’afforestation (la plantation d’arbres sur une terre n’ayant pas été récemment couverte par une forêt, comme un pâturage) à Hawaï. Les avancées de ces projets vous seront communiquées dans les futurs numéros de Wood&Steel.

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Cette philosophie d’innovation s’est abondamment exprimée dans nos relations continues avec les artistes, dont les exigences musicales et les besoins concrets nous ont aidés à alimenter notre approche envers le design et, dans de nombreux cas, nous ont poussés à créer des outils mélodiques plus utiles et plus expressifs. Ce qui compte avant tout, c’est de développer des rapports authentiques ; pour cela, vous avez besoin d’un programme de relations artistes (RA) qui tienne la route. Bien évidemment, au fur et à mesure que Taylor a grandi et que les besoins des musiciens ont évolué, il en a été de même avec notre équipe de RA : ses membres ont ainsi participé à l’accueil d’un panel de plus en plus nombreux d’artistes talentueux et variés dans la famille Taylor.

Technique upstroke

Pendant longtemps, nous nous sommes occupés des relations artistes à l’ancienne. Après tout, nous étions nouveaux dans le milieu, et nous essayions de nous faire un nom dans l’univers de la musique. Heureusement pour nous, nous avions un atout en poche : les manches minces et faciles à jouer de Bob Taylor. Vous pouviez placer une Taylor entre les mains d’un musicien, et la guitare se vendait souvent presque toute seule. Notre proximité avec Los Angeles a également été bénéfique ; nous avons eu la chance d’y trouver quelques propriétaires de magasins de musique qui ont mis nos guitares en valeur et qui connaissaient bien des musiciens de la scène du Laurel Canyon, ainsi que d’autres professionnels passant par chez eux pour enregistrer ou se produire.

Très tôt, Bob a établi des rapports personnels avec quelques artistes ayant découvert les Taylor. Dans certains cas, cela a abouti à des collaborations créatives et donné naissance à des modèles signature qui leur permettaient de mieux exprimer leur style de jeu unique – comme le virtuose en fingerstyle sur 12 cordes Leo Kottke ou le musicien de bluegrass progressif Dan Crary. À cet égard, les artistes ont souvent participé au processus créatif chez Taylor : dans les années 1980, le champion de fingerstyle Chris Proctor nous a aidés à développer la première Grand Concert, tandis qu’une décennie plus tard, l’intérêt de la star de la country Kathy Mattea a incité Bob à achever l’emblématique forme de caisse Grand Auditorium sur laquelle il bricolait. Bien que Bob n’ait jamais eu l’ambition d’être en charge des RA (il en parle dans son livre « Guitar Lessons »), les relations personnelles qu’il forgea par la suite avec des artistes tels que Taylor Swift (et son père, qui appela Bob il y a quelques années pour lui chanter les louanges musicales de sa fille alors âgée de 12 ans) et Zac Brown soulignent l’importance d’être franc et sincère.

La portée de nos relations artistes s’est développée parallèlement à la croissance de Taylor ; en effet, d’autres membres essentiels de l’équipe Taylor, comme l’ancien directeur des ventes TJ Baden, le vétéran de l’univers de la musique Bob Borbonus ou encore Robin Staudte, coordinateur de longue date des RA, ont fait évoluer le fonctionnement des RA en une infrastructure plus formelle, contribuant à tisser des liens avec certains des grands noms de la musique, notamment Kenny Loggins, John Denver, Dave Matthews, Clint Black, Sarah McLachlan, The Edge de U2 et bien d’autres encore.

De nos jours, bien sûr, l’univers de la musique est radicalement différent de ce qu’il était quand Taylor a commencé à concevoir des guitares en 1974. La plupart des artistes vous diront même que le secteur n’a plus rien à voir avec ce à quoi il ressemblait il y a deux ans. Des mots comme « influenceur » et « engagement » auraient fait sourciller plus d’un professionnel du secteur, mais les réseaux sociaux sont un facteur-clé de la musique aujourd’hui. L’autoproduction et l’autopromotion revêtent dorénavant une importance croissante, et le public mondial continue de se diversifier. Quand nous avons constaté ces changements, nous avons réalisé plusieurs choses. Tout d’abord, nous ne pouvions plus nous fonder uniquement sur des grands noms et ne pas courtiser les artistes émergents et les professionnels du domaine. Ç’en est fini, le temps où le seul nom d’un artiste célèbre était suffisant pour assurer l’avenir d’une marque d’instruments de musique ! Ensuite, nous avons vu que nous pouvions faire bien plus pour mettre en valeur les artistes pendant qu’eux nous aidaient à atteindre nos propres objectifs. Enfin, nous avons admis une chose : en tant que marque devenant plus diversifiée et plus internationale de jour en jour, nous avions besoin d’une équipe RA qui soit réellement mondialisée tant au niveau de sa localisation que du style.

Faites connaissance avec l’équipe des relations artistes Taylor

Disséminée entre notre siège d’El Cajon, en Californie, des centres névralgiques de la musique comme Nashville et Los Angeles, ainsi que dans toute l’Europe et l’Asie, l’équipe RA de Taylor est composée de personnes sympas et compétentes. Ces dernières mettent en œuvre une approche pluridimensionnelle pour constituer un panel d’artistes.

Chez nous, Tim Godwin et Lindsay Love-Bivens se partagent la tâche sans fin de contacter les artistes, d’entretenir les relations avec eux, de leur expédier des guitares et de se rendre à leurs concerts pour des rencontres en personnes. Cependant, notre réussite découle d’une démarche collective : une grande partie de l’équipe marketing de Taylor est également fortement impliquée dans les relations artistes. Jay Parkin et Andrew Rowley dirigent la partie Production de contenu, engageant des vidéastes, photographes, rédacteurs et autres personnes créatives du monde entier pour la réalisation de performances vidéo exclusives et d’interviews intimistes avec des artistes. Sergio Enriquez et Matt Steele transmettent ce contenu au grand public via les réseaux sociaux, pendant que Billy Gill fait le lien entre le marketing, les relations artistes et le service des ventes. Devin Malone s’occupe de tout à Nashville, et Terry Myers est chargé de satisfaire les musiciens en leur offrant des configurations personnalisées et autres ajustements qui rendent chaque guitare unique.

À l’étranger, l’équipe semble s’étoffer mois après mois. Andy Lund est en charge de la Chine, et Masaki Toraiwa gère Taylor au Japon. Dan Boreham, au Royaume-Uni, coordonne l’activité des artistes en Europe. Depuis son bureau en Colombie, Juan Lopera entretient des relations avec les artistes d’Amérique latine.

Visionnez ci-dessous une session de Q&R sur le vif avec des membres de l’équipe des relations artistes, qui ont pour une fois accepté de passer devant la caméra. Ils vous parlent de leurs guitaristes préférés, de leurs talents cachés, de leurs points de vue discutables sur les pizzas et bien plus encore.

Agrandir la famille

En 2010, Taylor a nommé Tim Godwin au poste de directeur des relations mondiales artistes et divertissement. La longue carrière de Tim en tant que musicien de tournée et de session, ainsi que de professionnel touche-à-tout du secteur, le plaçait en position idéale pour gérer un programme destiné aux artistes : il avait connu la vie de musicien et était au fait de leurs besoins, d’une part ; il avait d’autre part travaillé en tant que [directeur des relations artistes] chez Line 6. Ainsi, il connaissait bien de nombreux artistes du secteur. Ce genre de liens a son importance : en effet, les relations artistes ne concernent pas seulement les artistes. Elles touchent également les guitar techs, les directeurs musicaux, les entreprises de location de matériel scénique, les salles de concert, les managers, les ingés sons de studio et de scène… Quiconque étant impliqué dans la création musicale.

Tim a dû mettre ses compétences à profit : il a donc placé nos guitares entre les mains des artistes et les a laissés faire l’expérience eux-mêmes d’une guitare Taylor. Cependant, entretenir un vivier d’artistes prend du temps et coûte de l’argent ; nous n’avions pas les ressources inépuisables ni la réputation établie d’autres marques historiques. En tant qu’entreprise, nous pouvions par contre nous engager à créer des designs innovants : c’est ce qui continue à nous distinguer des marques historiques et nous maintient en tête de la fabrication des instruments de musique. De plus, nous proposions des guitares aux performances uniformes et fiables, ainsi que des services d’entretien et d’assistance qui séduisaient les musiciens de tournée.

Malgré cela, Tim reconnaît qu’à son arrivée, il lui a fallu s’assurer du soutien de l’entreprise, qu’il jugeait nécessaire. Il a donc dû démontrer de quelle façon les partenariats avec les artistes pouvaient faire progresser les objectifs de Taylor et ce, de manière à recevoir la bénédiction des décisionnaires de l’entreprise.

Il se remémore une expérience, qui s’est révélée être un moment décisif pour le développement des relations artistes chez Taylor. Revenons en 2012 : Phillip Phillips, compositeur-interprète, commençait à se faire connaître grâce à sa participation à l’émission de télévision American Idol.

« Lors d’un passage, après un morceau, Randy Jackson [juge dans l’émission] a dit à Phillip : “Hé, j’aime bien cette guitare. Qu’est-ce que c’est ?”, raconte Tim. C’était une GS7 Taylor, l’un des premiers modèles de Grand Symphony. Une fois l’épisode diffusé, nous avons consulté les statistiques des visites sur la page de la GS7. En temps normal, on constatait moins de 10 visites sur cette page au cours d’un mois entier ; après American Idol, on atteignait jusqu’à 5 000 vues environ en juste une semaine. »

Tim se rappelle de ce moment comme celui où il avait pu montrer concrètement que les artistes étaient en mesure de changer la donne.

S’enraciner profondément

Autre force conséquente nous motivant à faire évoluer notre approche envers les relations artistes : la scène de Nashville, véritable Mecque pour les guitaristes acoustiques de renom, la country et l’Americana, les ingés sons de studio… Quasiment quiconque s’impliquant dans la création musicale. Dans les années 1990, nous avons percé grâce à la popularité de la forme de caisse Grand Auditorium, alors inédite. Sur place, les ingénieurs de studio et les musiciens de session l’adoraient pour la fiabilité de son équilibre et sa clarté lors des enregistrements.

Pourtant, il peut être difficile de se faire connaître à Nashville : c’est le cœur traditionnel de la musique roots américaine, et les guitaristes qui en représentent la scène reflètent cette coutume dans leur choix d’instruments. Tim se rappelle s’y être démené, organisant des rencontres avec la direction de salles classiques telles que le Bluebird Café ou avec des dirigeants de Big Machine, un important label indépendant. Même avec une bonne présence à Nashville, Taylor avait du pain sur la planche.

« Nashville, concrètement, c’est le terrain de jeu de Gibson, affirme Tim. Taylor devait vraiment prouver qu’elle avait le droit d’être là ».

La ténacité paie : Taylor est dorénavant encore plus intégrée que jamais dans la communauté de Nashville. L’installation d’un showroom Taylor et la fourniture de guitares aux artistes locaux ont fait une grande différence : notre studio de Soundcheck Nashville, où nous filmons notre série Taylor Soundcheck, mettant en valeur des prestations acoustiques, nous a apporté de nombreux nouveaux musiciens. Le travail se poursuit chez nous, où des employés de longue date comme Terry Myers offrent des configurations personnalités à des artistes et s’assurent que chaque guitare envoyée à un artiste délivre exactement les sonorités désirées. Nous ne sommes plus de simples visiteurs à Nashville. Devin Malone, représentant des relations artistes, vit et travaille dans la « ville de la Musique ». Il y soutient les artistes, organise des événements et œuvre en coulisses afin d’y entretenir la présence de Taylor.

Faire pousser de nouvelles branches

Nashville nous a également aidés à nous rendre compte de la diversité toujours plus étoffée de l’univers de la musique. Une grande partie du patrimoine Americana de Nashville découle de la riche histoire de la musique créée par des artistes afro-américains. L’équipe des RA voulait intégrer ces perspectives d’une manière qui permettrait à Taylor de devenir une marque plus inclusive.

À cette fin, nous avons rédigé un article spécifique disponible en ligne dans le Wood&Steel de l’été 2021, intitulé Profondément enracinés dans l’histoire : le musée national de la Musique afro-américaine. Écrit par Lindsay Love-Bivens, artiste Taylor et directrice des relations artistes et communauté Taylor, le billet délivre une présentation multimédia de l’impact des artistes afro-américains sur la musique d’aujourd’hui. Lindsay s’est rendue à Nashville pour visiter le musée récemment ouvert. Ce dernier narre la longue histoire des musiciens noirs qui ont façonné la musique américaine. Ce déplacement a eu une conséquence immédiate : elle nous a incités à voir plus grand lorsqu’il s’agit de créer une communauté d’artistes qui reflète nos valeurs en tant qu’entreprise.

« La représentation est importante, déclare Lindsay. Si vous voulez toucher les artistes du monde entier, vous devez délibérément souhaiter bâtir un programme diversifié. »

Lindsay a passé sa vie dans l’univers de la musique ; c’est ce qui étaye sa vision des choses. Musicienne de longue date, avec une grande expérience tant en tournée que sur scène comme artiste indépendante, elle a commencé à collaborer avec Tim Godwin et l’équipe des relations artistes en 2018. Son vécu et ses nombreuses relations ont fait d’elle la représentante idéale auprès des artistes et des communautés avec lesquels Taylor n’était pas historiquement en lien.

« Je voulais développer, renforcer et optimiser nos relations avec les artistes PANDC (personnes autochtones, noires et de couleur), et nous impliquer davantage auprès de genres auxquels nous n’avions pas été associés auparavant, explique-t-elle. Je joue de la guitare acoustique depuis que je suis enfant ; j’interprète de la néo-soul, du R&B et du hip-hop. En tant que musicienne noire, je savais que nous avions notre place auprès de ces communautés et de ces genres ; il nous suffisait d’aller à leur rencontre. »

Les contributions de Lindsay ont permis à notre équipe internationale de s’impliquer au nom de Taylor aux côtés de nombreuses communautés musicales dans le monde entier.

Voir plus grand, écouter davantage

Depuis, l’équipe RA a bien grandi. Andy Lund, travaillant chez Taylor depuis 16 années, dirige nos efforts dans une grande partie de l’Asie, notamment en Chine, à Hong Kong, au Japon, en Inde, en Corée du Sud, en Thaïlande et au Vietnam. Masaki Toraiwa est notre contact avec la scène locale au Japon. Il collabore avec Andy et a permis d’intégrer des artistes tels qu’Otake, Iko Asagiwa, Ryosuke Yufu et le Thaïlandais Natee Chaiwut à la famille Taylor ces dernières années.

En Amérique latine, Juan Lopera a mis Taylor sur le devant de la scène du commerce des instruments, nouant des relations avec des grands noms comme Mon Laferte au Chili, Silvina Moreno en Argentine, Jorge Blanco au Mexique, Techy Fatule en République dominicaine et Camilo, l’étoile montante colombienne. En Europe, Dan Boreham, établi au Royaume-Uni, a tissé des liens avec des artistes tels que les compositeurs-interprètes Jade Bird et George Ezra, le trio pop New Rules et le multi-instrumentiste Jake Isaac.

Nous nous mettons en relation avec les nouveaux artistes du monde entier en procédant comme en Amérique du Nord : nous écoutons leurs besoins et nous y répondons au mieux.

« L’exposition ne suffit plus, poursuit Lindsay. Aujourd’hui, les artistes savent mieux ce qu’ils veulent dans le cadre d’un partenariat avec une marque. Une poignée de main et des publications sur les réseaux sociaux, ce n’est plus assez. »

Débuter une relation avec un artiste, c’est facile. L’entretenir, c’est une autre paire de manches ! Comme avec toute relation, il est nécessaire de soigner les rapports entre les marques et les artistes, et de se soutenir mutuellement.

« Les artistes se disent “Qu’est-ce que ça va m’apporter d’autre, à part une guitare de prêt ?” », dit Jay Parkin, qui supervise la production de contenu chez Taylor. « Qu’en est-il du soutien à long terme ? Qu’est-ce qu’on peut faire afin de se distinguer pour les artistes ? »


Ce point de vue a participé à la naissance d’une nouvelle facette de l’équipe RA ; elle se consacre à l’utilisation de contenu en tant que monnaie d’échange pour attirer les artistes dans la famille Taylor et les faire rester. Capturer fidèlement l’atmosphère entourant un artiste demande certaines compétences, et la grande majorité des musiciens n’ont pas les moyens de faire ce genre de promotion par eux-mêmes. Jay Parkin dirige la partie Contenu des RA, ainsi qu’une équipe mondiale chargée de générer des vidéos de grande qualité et du contenu numérique impliquant les musiciens Taylor.

Ces efforts comprennent des séries telles que Taylor Soundcheck et Taylor Acoustic Sessions, des productions au long cours qui font venir des artistes dans le studio Taylor pour enregistrer leurs morceaux en version unplugged, entièrement acoustique. Ces deux séries confondues, nous avons filmé Allison Russell, récompensée d’un GRAMMY ; les jeunettes de Meet Me @ the Altar ; la célèbre compositrice-interprète et productrice Linda Perry ; la superstar chilienne Mon Laferte ; et de nombreux autres encore.

Nous offrons de la visibilité à nos artistes sous plusieurs formes. Nous construisons souvent des guitares Custom uniques (différentes des modèles signature) pouvant aider les artistes à nouer des liens avec Taylor d’une manière qui ne ressemble qu’à eux. Les fans de la marque se souviendront peut-être de la célèbre guitare acoustique violette de Prince ! Nous avons également créé des instruments Custom comme le modèle entièrement blanc de Katy Perry, la célèbre acoustique double manche de Richie Sambora, ou encore la guitare de Zac Brown, arborant son nom. Plus récemment, nous avons fabriqué des instruments pour des superstars de la pop, notamment Billie Eilish et FINNEAS.

Nous devons parfois nous montrer plus actifs dans notre soutien. Tout musicien étant déjà parti en tournée connaît la frustration de ne pas avoir de guitare quand il en a besoin, que la sienne ait été volée, perdue ou endommagée. Rester à l’écoute de notre famille artistique nous permet d’expédier des modèles à la volée pour veiller à ce que ses membres puissent continuer à tourner ou à enregistrer. Nous travaillons en étroite collaboration avec les entreprises de location de matériel scénique pour garantir que nos artistes aient tout ce dont ils ont besoin lorsqu’ils montent sur scène.

« C’est un service de conciergerie en matière de relations artistes, déclare Tim Godwin. Vous devez être un véritable partenaire pour ces musiciens, pas simplement un sponsor. »

Vue d’ensemble

Notre équipe trouve que l’intégration des artistes est chose facile, et elle attribue cela à l’évolution de Taylor dans deux domaines : le design de guitares et la responsabilité environnementale.

Comme cela a été vu en détail dans les chroniques Pérennité de Scott Paul, dans ce numéro et dans les précédents de Wood&Steel, Taylor a grandement investi dans la création d’une chaîne d’approvisionnement plus responsable pour nos guitares ici, en Californie, ainsi que dans le monde entier. Nous œuvrons de la sorte car nous sommes convaincus du bien-fondé de ces initiatives, et nos artistes, comme nombre de nos clients, pensent de même.

Les artistes, tous genres confondus, décrivent l’intérêt qu’ils portent au travail de Taylor en termes d’environnement. Certains d’entre eux sont tout aussi passionnés que nous en la matière, la plus célèbre étant la compositrice-interprète britannique Beatie Wolfe, qui se produit régulièrement lors des événements Taylor en lien avec le développement durable. D’autres, notamment les artistes prometteurs de la génération Z, sont heureux de se joindre à nous, sachant que Taylor ouvre la voie vers un commerce de la musique plus responsable sur le plan de l’environnement.

L’esprit d’inventivité, au cœur de la philosophie de Taylor, est également au centre de notre démarche RA. De nombreux artistes ont des préjugés au sujet de ce qu’une guitare peut faire. C’est pour cette raison – en particulier depuis l’arrivée du maître-luthier Andy Powers en 2011 – que nous avons minutieusement diversifié notre gamme de guitares acoustiques pour la rendre aussi variée que notre famille de musiciens. Ainsi, chaque guitariste y trouve son compte. Il est ainsi plus facile de rassurer les artistes qui pensent qu’une guitare Taylor n’est pas faite pour eux.

« Je ne peux pas vous dire le nombre de fois où j’ai parlé à des musiciens qui me disaient qu’aucune Taylor ne leur convenait, nous dit Tim. Je leur réponds toujours que s’ils n’aiment pas ce que nous proposons cette année, ils préféreront ce que nous fabriquerons l’an prochain ! Glen Phillips [de Toad the Wet Sprocket], par exemple… Pas fan de Taylor, n’a jamais aimé nos guitares. Il a fini par jouer sur une Grand Pacific Builder’s Edition avec un ami, et peu de temps après, il m’a appelé pour m’en demander une. »

Notre histoire regorge d’innovations visant à répondre aux besoins musicaux et à toucher de nouveaux musiciens. La dreadnought Grand Pacific, destinée à délivrer des sonorités harmonieuses rappelant les guitares vintage et les enregistrements acoustiques, a fait tourner des têtes quand elle est arrivée à Nashville. D’autres concepts, comme les deux guitares koa inédites rejoignant la série 700 cet été (abordées plus en détail dans ce numéro), arborent un look brut et organique qui offre aux traditionalistes encore plus de choix pour profiter de la gamme Taylor. Nous avons conçu davantage de guitares à diapason plus court, comme la GT et la GS Mini, pour toucher des musiciens préférant un instrument plus petit. Même en coulisses, nos designers fabriquent en fonction des besoins du guitariste : notre barrage V-Class a été plébiscité par les professionnels des enregistrements, propulsant encore plus de guitares Taylor dans les studios du monde entier. 

Notre équipe de développement guitares s’est concentrée et se concentre uniquement sur une chose : vous offrir une expérience de jeu améliorée. Au fond, c’est également ce qui caractérise les relations artistes : nous montrons aux musiciens à quel point nos guitares peuvent leur être utiles, et nous nous démarquons et les soutenons de manière à faire la différence.

  • 2022 Édition 2 /
  • Présentation des guitares Custom : des designs exclusifs pour le NAMM

Présentation des guitares Custom : des designs exclusifs pour le NAMM

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Avec le retour du NAMM après plus de deux ans sans salon, nous avons eu le plaisir de créer un nouvel ensemble de guitares exceptionnelles que les revendeurs nous rendant visite pourront proposer à leurs clients. Voici un aperçu de nos modèles préférés.

Chaque année, lors du NAMM qui se tient à Anaheim, en Californie, l’équipe des ventes Taylor organise un événement où est présentée une sélection de magnifiques guitares créées dans le cadre de notre programme Custom. Pour nous, c’est l’occasion de rencontrer les représentants de plusieurs des magasins de musique les plus cools au monde ; ces derniers peuvent voir, jouer et commander quelques-unes de ces guitares custom ayant bénéficié d’un savoir-faire phénoménal (certaines proposées en quantité vraiment limitée) et ainsi les présenter à leurs clients en boutique. Le programme Custom de Taylor regroupe une sélection de nos designs les plus inventifs et de nos caractéristiques visuelles les plus complexes. Vous y découvrirez souvent des combinaisons de bois inédites, ainsi que des détails que vous ne verrez nulle part ailleurs sur la gamme Taylor standard. Découvrez ci-dessous un échantillon de nos guitares préférées dans l’offre des modèles Custom du NAMM de cette année. Si l’une d’elles vous interpelle, contactez-nous et nous vous aiderons à la trouver !

Custom 12-Fret Grand Concert (#7)

Dos/Éclisses : érable à grandes feuilles figuré
Table :
épicéa de Sitka
Caractéristiques :
filet en ivoroïde grenu avec filet de table style fermeture à glissière, rosace noire/ivoroïde style fermeture à glissière, incrustations au motif « Mission » en nacre/ivoroïde grenu, mécaniques Gotoh 510, chevilles de chevalet en os.

Grand Orchestra Custom (n° 14)

Dos/Éclisses : koa hawaïen figuré grade AA
Table :
koa hawaïen figuré grade AA
Caractéristiques :
rosace koa/buis au motif « Roman Leaf » installée à la main, incrustations au motif « Ocean Vine » koa/buis, mécaniques Gotoh 510, chevilles de chevalet en os avec points en awabi (abalone).

Grand Auditorium Custom (n° 13)

Dos/Éclisses : sassafras à cœur noir
Table : épicéa d’Adirondack
Caractéristiques : filet en sapelli, rosace buis/sapelli motif « Art Deco », incrustations au motif « Euro Deco » buis/sapelli, mécaniques Gotoh 510, chevilles de chevalet en os avec points en opale australienne irisée.

Grand Concert 12 frettes Custom (n° 9)

Dos/Éclisses : érable à grandes feuilles figuré
Table : épicéa de Sitka
Caractéristiques : filet imitation écaille de tortue, rosace ivoroïde/écaille de tortue, manche/dos/éclisses Vintage Sunburst avec table noire, caisse/manche finition vernie, mécaniques Gotoh 510, chevilles de chevalet en os.

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Posture, renversements des accords de septième et conduite de voix

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Dans ces vidéos pédagogiques, Nick Veinoglou vous transmet d’autres astuces pour vous aider à améliorer votre jeu.

Nous sommes heureux de vous retrouver dans le cadre de notre série de vidéos pédagogiques numériques, produites et animées par des artistes Taylor, des musiciens pro et des professeurs de musique.

Nick Veinoglou est de retour pour présenter quelques thèmes essentiels aux guitaristes acoustiques et ce, afin de vous aider à améliorer vos compétences et à agrémenter votre répertoire musical de nouvelles sonorités et techniques. L’expérience de Nick en tant que guitariste de session et musicien de tournée, ainsi que sa carrière de directeur musical et producteur, en font l’un des partenaires Taylor les plus pertinents qui soient. Il enregistre des morceaux originaux sous son nom propre, ainsi que sous les pseudonymes Donut Boy et Lo Light. Avec trois albums à son actif, Nick a joué aux côtés d’artistes tels que Justin Timberlake, Camila Cabello, Shawn Mendez et Dua Lipa ; il a également fait de nombreuses apparitions avec Joshua Bassett, Fletcher, Dove Cameron, Jordan Fisher et d’autres musiciens, tous genres confondus.

Pour commencer, Nick explique un concept apparemment simple pouvant avoir un impact important sur votre jeu : la posture. Dans la vidéo ci-dessous, Nick vous montre la meilleure façon de tenir votre guitare afin de réduire les tensions physiques inutiles et de tirer le meilleur parti de vos sessions de jeu.

Nick se penche ensuite sur les accords de septième et leur composition, expliquant le concept de renversements d’accords pour vous aider à découvrir une gamme plus vaste de couleurs sonores et à diversifier votre lexique d’accords.

Enfin, Nick aborde en détail un thème complexe pour tout guitariste : la conduite des voix, ou l’art de marier différentes lignes mélodiques (comme une mélodie à la guitare accompagnée par un chant) pour créer un unique son harmonique.

Suivez Nick sur Instagram pour d’autres cours, des infos récentes sur ses tournées, des vidéos de prestations et plus encore.

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À la suite de leur lancement un peu plus tôt cette année, nos derniers modèles Taylor sont passés entre les mains des critiques guitaristiques exigeants. L’AD27e Flametop toute érable a occupé le devant de la scène : instrument-phare pour lancer l’année 2022, c’est sans aucun doute la personnalité musicale la plus unique de notre mouture de nouvelles guitares. Voici quelques-uns des commentaires les plus élogieux la concernant, ainsi que ses consœurs.


AD27e Flametop

La plupart des critiques ont été prompts à confirmer ce que nous pensions : la Flametop était la « guitare sonnant le moins comme une Taylor entendue à ce jour », dont la table en érable figuré de l’instrument est un indicateur visuel : en effet, il s’agit d’un bois de lutherie n’étant pas typiquement associé à une table de guitare acoustique.

« Taylor continue à repousser les limites avec sa série American Dream, et ce modèle en est le parfait exemple », écrit Eric Dahl d’American Songwriter. « L’AD27e ne délivre pas les médiums typiques de Taylor auxquelles vous vous attendez avec les guitares de la marque. Les sonorités sont plus discrètes, plus douces, s’adaptant parfaitement aux compositeurs/interprètes qui recherchent un son unique. »

Eric Dahl souligne l’utilisation des cordes D’Addario nickel-bronze pour donner sa voix à la guitare et lui offrir un son plus chaleureux, plus intimiste.

« Non branché, j’avais l’impression que mon instrument-test avait un son plus brut lorsque je le jouais en accords, ce qui m’a plu », poursuit-il. « Une fois la guitare branchée, l’électronique ES2 vous permet de sculpter votre son selon vos préférences, mais l’AD27e se sent particulièrement à l’aise quand on la malmène un peu, qu’elle est sur le fil. »

Chez Guitar World, Chris Gill s’est également réjoui des couleurs sonores offertes par les cordes, décrivant les sonorités globales comme « une voix masculine, imposante, avec une réponse exceptionnellement dynamique. »

« Le son de cette guitare est véritablement unique, notamment grâce aux cordes nickel-bronze : elles favorisent des textures plus douces, plus chaleureuses lorsque l’instrument est joué avec un toucher léger ; la guitare délivre des sonorités plus lumineuses, plus conséquentes et plus audacieuses quand elle est jouée plus énergiquement », déclare-t-il. « Cet instrument couvre une gamme impressionnante de tonalités simplement en jouant sur la dynamique, mais avec une uniformité en matière de rondeur et de caractère boisé, même quand il est amplifié via l’électronique Expression System 2. »

David Mead (Guitarist/Guitar World) a salué la grande jouabilité et la régularité de la réponse sur l’ensemble de la plage de fréquences de la touche, alors que lui et ses collègues mettaient la guitare à l’épreuve.

« Le son est délicieusement sec », écrit-il. « Il est boisé, il est organique, et on se retrouve très rapidement à jouer tous nos riffs de blues et nos progressions d’accords folk préférés. »

Charley Saufley, de Premier Guitar, a apprécié les efforts révolutionnaires en matière de design. Il les décrit comme « prouvant que la conception de guitares acoustiques peut encore largement dévier de la norme. »

« L’AD27e ne présente pas la résonance retentissante dans les graves, rappelant celle d’un piano, d’une D-28 ; pourtant, elle projette du volume comme une dreadnought, et se fait entendre sans paraître impétueuse ou saturée – probablement car il y a moins de basses pour obscurcir les jolis médiums et les aigus clairs et carillonnants », poursuit-il. « Contrairement à de nombreuses dreadnoughts, l’AD27e réagit de manière dynamique à un toucher léger. »

Charley Saufley pense également que la Flametop pourrait être une « superstar des enregistrements. »

« Elle résonne doucement sans surcharger un mix, et elle offre un superbe contrepoint dans les arrangements et les mix, là où les graves sont occupés par d’autres instruments – pas de petite considération dans les styles modernes de mix saturés d’effets », dit-il. « Cependant, bien que sa voix soit précise, l’AD27e peut tout de même délivrer une grande puissance tout en conservant des sonorités douces. Tout amateur de flat top curieux devrait jeter une oreille à l’AD27e pour découvrir là où elle se distingue des autres. »

Jimmy Leslie, de Guitar Player, valide ce qu’Andy Powers souhaitait faire avec cette « intruse » dans notre gamme de guitares, soulignant ses sonorités « chaleureuses et organiques » et la comparant à « une sorte de version revisitée du gros lot dans une brocante. »

« La Flametop s’éloigne encore plus du terrain des Taylor traditionnelles, s’aventurant vers un endroit résolument funky et revenant au bercail par des chemins détournés », affirme-t-il. « Elle ne demande qu’à être jouée énergiquement, avec un médiator épais, à la cow-boy. Elle délivre un son sans chichis, intimiste et pratiquement mature, qui prête toute son authenticité au blues. »

Jimmy Leslie conclut sa critique par une anecdote : il a mis la guitare entre les mains du propriétaire d’un studio d’enregistrement, qui n’emploie d’habitude pas d’instruments Taylor car il les trouve trop brillants.

« Il a gratté quelques accords sur la Flametop et a proclamé “C’est ma guitare Taylor préférée”. »


AD22e

Autre modèle d’American Dream issue de notre collection « Nouveautés 2022 », la Grand Concert AD22e comporte un dos et des éclisses en sapelli massif ainsi qu’une table en érable massif. Elle a reçu les éloges de Chris Gill, de Guitar World. Chris Gill a évalué la guitare en parallèle avec notre Flametop ; il a décerné aux deux instruments la médaille d’or pour leurs performances. Les deux modèles, dit-il, sont arrivés avec une configuration d’usine « parfaite » et la jouabilité propre à Taylor.

« Leur manche mince offre la sensation de rapidité propre à Taylor, et les bords chanfreinés du corps rendent ces instruments véritablement confortables à jouer », écrit-il.

Avec l’AD22e, Chris insiste sur les vertus uniques d’un corps de plus petite taille.

« L’AD22e se révèlera irrésistible pour les musiciens de fingerstyle, qu’ils se spécialisent en folk, blues, musique celtique ou même jazz », poursuit-il. « À l’instar de l’AD27e Flametop, elle offre des sonorités extrêmement riches et boisées, bien que sa plage globale soit davantage centrée sur les médiums, avec moins de graves tonitruantes et légèrement plus d’aigus scintillants. Quoi qu’il en soit, son volume est plus imposant que ce que laisserait croire sa taille, ce qui la rend parfaite pour les guitaristes qui préfèrent le confort d’un petit corps sans faire trop de sacrifices au niveau de la plage de fréquences. »


Tiercé gagnant de GT : GT 611e LTD, GTe Acajou, GTe Blacktop

Teja Gerken, de Peghead Nation, est plutôt bien renseigné sur les nuances des designs Taylor ayant émaillé notre histoire (il est notamment l’auteur de « The Taylor Guitar Book: 40 Years of Great American Flattops »), et ses critiques associant vidéos et articles sont toujours instructives. Au cours des mois écoulés, Teja a découvert trois modèles équipés de notre dernier style de corps, la Grand Theater, rédigeant ainsi des évaluations distinctes de la GT 611e LTD, de la GTe Acajou et de la GTe Blacktop.

Commençant par la GT 611e LTD érable/épicéa, Teja débute sa critique en remarquant la beauté de son design.

« Dotés de dimensions compactes et d’une jouabilité quasiment imbattable, mais avec une tonalité étonnamment complète, ces instruments sont prisés des musiciens recherchant quelque chose se rapprochant d’une guitare Parlor », écrit-il.

À l’instar des autres modèles de GT sur lesquels il a pu jouer, Teja a été conquis par la 611.

« Les doigtés difficiles deviennent réalisables ; la tension plus faible des cordes est sympa pour vos doigts ; et, bien sûr, ses dimensions compactes sont géniales en termes de confort global », poursuit-il.

En ce qui concerne la personnalité sonore de la guitare : « Ayant joué sur d’autres GT, j’étais prêt pour les sonorités riches et amples de la GT 611e LTD. J’étais toutefois ravi d’entendre qu’elles sonnaient comme ce à quoi je m’attendais pour un instrument en érable. Cette guitare présente une grande clarté, une bonne qualité percussive lorsqu’elle est jouée en accords, ainsi qu’une réponse contrôlée mais exhaustive dans les graves. »

Il a également apprécié la voix amplifiée de l’instrument.

« Comme avec les autres GT, le fait de brancher le micro ES équipant la guitare dans un ampli Fishman Loudbox m’a fait perdre toute illusion restante : certes, la guitare est petite, mais pas sur le plan sonore. Lorsqu’elle est amplifiée, la GT 611e LTD délivre un son imposant, comme n’importe quelle autre Taylor équipée d’une électronique ES : c’est un choix fantastique pour quiconque recherche un instrument de scène compact. »

En mars, il avait évalué la GTe Acajou (toute acajou, comme son nom l’indique) et l’avait qualifiée de « guitare incroyablement sympa à jouer ! »

Voici ce qu’il dit de son caractère sonore unique : « Le résultat ? Un son riche, chaleureux, doté du caractère légèrement compressé typiquement associé aux tables en bois dur. La guitare présente une voix agréable lorsqu’elle est jouée en accords, et un excellent équilibre avec un jeu en fingerstyle. »

Comme avec la 611, Teja a adoré ses sonorités amplifiées. Il a une nouvelle fois fait l’éloge de ses dimensions, agréables pour les musiciens.

« C’est un excellent choix pour les guitaristes qui ont des difficultés à jouer sur des instruments de plus grande taille », écrit-il. « Mais c’est également une superbe “guitare de canapé”, à garder à portée de main lorsque l’inspiration survient. Les guitaristes débutants ou intermédiaires trouveront que la jouabilité naturelle de toutes les GT favorisera leur apprentissage de nouvelles techniques. »

Et pour terminer : la GTe Blacktop, avec un dos et des éclisses en noyer massif et une table en épicéa massif. Teja était heureux de découvrir un modèle en noyer.

« Taylor a souvent utilisé ce bois par le passé, et c’est génial de voir qu’ils ont relancé la tradition », dit-il. « Parfois décrit comme présentant des qualités sonores entre celles de l’acajou et du palissandre, ce choix dote la GTe Blacktop d’une voix originale, en plus d’une apparence unique… La table en épicéa permet à la guitare de délivrer une vaste plage dynamique, et le dos et les éclisses en noyer semblent contribuer à un son global équilibré, qui s’adapte à tous les styles de jeu. »


Best of des modèles Taylor 2022

Guitar World a récemment publié une série de Guides de l’acheteur 2022, classés selon différentes catégories de guitares (p. ex. électro-acoustiques, haut de gamme, classique/nylon haut de gamme, trois-quarts), avec des recommandations sur les meilleurs modèles de chaque catégorie. Taylor a été bien représentée dans toutes ces listes. Voici un aperçu rapide des modèles Taylor qui y apparaissent…

Meilleures acoustiques haut de gamme : notre emblématique Grand Auditorium 814ce palissandre/épicéa a accédé à la première place du classement en tant que « guitare à emporter sur une île déserte ». Le confort de jeu et la polyvalence musicale faisaient partie des qualités de choix de cet instrument : « Sans aucun doute favorisée par le barrage V-Class de Taylor, elle possède une voix profonde, tout en étant suffisamment puissante pour gérer sans effort des jeux énergiques en flatpicking ou en accords », écrit Simon Fellows. « Dans le même temps, ses médiums doux, équilibrés et bien définis la rendent particulièrement adaptée pour un jeu plus délicat en fingerstyle. »

Meilleures guitares classiques et cordes nylon haut de gamme : la 814ce-N, cousine à cordes nylon de la 814ce, a reçu de bons résultats en tant que « guitare de transition parfaite » pour les guitaristes sur cordes acier cherchant à explorer la palette sonore des cordes nylon. Comme sa cousine à cordes acier, la 814ce-N a été encensée pour ses matériaux d’excellente qualité et son impeccable savoir-faire, ainsi que pour la personnalité sonore « pleine de caractère tout en étant superbement équilibrée » de l’association palissandre/épicéa.

« Si vous aimez Taylor et que vous voulez une guitare à cordes nylon sur laquelle jouer du jazz, de la bossa nova ou de la country, ne cherchez pas plus loin », conclut Simon Fellows.

Meilleures guitares électro-acoustiques : les musiciens au budget serré peuvent se pencher sur les deux modèles Taylor inscrits sur cette liste : l’AD17e Blacktop, l’une de nos guitares en bois massif de fabrication américaine la plus accessible financièrement, ou l’Academy 12e.

Grâce au modèle Blacktop, notre barrage V-Class a conquis l’équipe de critiques de Guitar World : « Offrant une intonation et une résonnance d’exception sur toute la touche, vous allez vous retrouver à sortir de votre zone de confort bien plus souvent que ce que vous n’imaginiez », déclare Rob Laing. « Cette dreadnought Grand Pacific à épaules tombantes est une guitare de qualité professionnelle qui vous accompagnera toute votre vie. Elle présente des sonorités équilibrées et une vaste réponse en fréquence qui en font une excellente recrue dans la catégorie Dreadnoughts.

Rob a également noté l’aspect « Johnny Cash and The Everly Brothers » de la table épicéa noir mat.

Pendant ce temps, l’Academy 12e, une Grand Concert compacte, a reçu des éloges en tant qu’excellente guitare permettant de favoriser les progrès des guitaristes débutants ou intermédiaires grâce à son manche mince, son diapason plus court, son action basse et son repose-bras : « Nous pensons que c’est la meilleure en termes de jouabilité, de confort et de performances ; c’est une guitare qui tiendra la route, quel que soit le musicien qu’elle accompagne. »

Meilleures guitares de taille 3/4 : sans surprise, la GS Mini et la Baby Taylor apparaissent toutes deux sur cette liste. En tant que véritable guitare de taille 3/4, la Baby à table épicéa (BT1) mène la danse comme meilleur choix polyvalent.

« Ne vous méprenez pas : c’est une vraie guitare Taylor », écrit Matt McCracken de Guitar World. « Des graves précises, des médiums clairs et des aigus vifs associés à une excellente projection… Le tout, pour l’une des meilleures guitares acoustiques de taille 3/4 sur le marché. »

En ce qui concerne la GS Mini, Matt considère la série plébiscitée comme un « classique moderne » et a choisi la GS Mini Palissandre (dos/éclisses en palissandre stratifié, table en épicéa massif), soulignant la « jouabilité sans effort », les « sonorités lumineuses et articulées » et les « aigus chatoyants ».

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